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Club African Jazz vol. 3

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Replay émission du 21 juillet 201759:51
Franco Luambo Makiadi et l'OK Jazz en 1956
Franco Luambo Makiadi et l'OK Jazz en 1956

Vendredi 21 juillet à 19h, le journaliste Vladimir Cagnolari vous plonge dans les clubs de Kinshasa et Brazzaville avec une spéciale jazz et rumba congolaise.

Cet été, Fip propose un rendez-vous inédit en quatre émissions autour de la musique jazz sur le continent africain. Aux commandes, Vladimir Cagnolari, journaliste et producteur de radio, rédacteur en chef du site pan-african-music.com et anciennement comparse de Soro Solo sur France Inter.

Au Congo comme dans bien des pays d’Afrique, les Grands orchestres qui se forment dans les années 1950 s’appellent « jazz », un mot qui signifie : « orchestre moderne de danse ». Mais le son qui fait mouche est plus sûrement celui de Cuba, dont les musiques sont pétries d’héritages africains, et qui par un joli effet de boomerang, allaient revenir sur le continent noir pour faire éclore les musiques modernes d’Afrique. Et si la rumba est la plus africaine des musiques cubaines, la rumba congolaise est sans doute la plus cubaine des musiques africaines.

Si la rumba a débarqué en Afrique à la fin des années 30, c'est au milieu des années 50 que la rumba congolaise va connaître son âge d'or et résonner de Kinshasa à Brazzaville avec des groupes comme l'African Jazz de Joseph Kabasele (Le Grand Kalle) ou avec le très populaire Franco Luambo Makiadi et son OK Jazz puis Papa Wemba, JB Mpiana, Mbilia Bel ou le Staff Benda Bilili...

Pour le piansite Ray Lema , qui accompagna à ses débuts des légendes comme Gérard Kazembe, Tabu Ley Rochereau et Joseph Kabassele, la rumba est "La respiration du peuple". Il sort en 1983 l'album Kinshasa-Washington DC-Paris fortement empreint de rumba.