John Scofield au Club Jazzafip
John Scofield / DR / Universal

Rencontre avec le maître de la guitare jazz à l'occasion de la sortie de son album "Combo 66"

Après son projet Hudson réalisé l'an dernier avec ses amis Jack DeJohnette, Scott Colley et John Medeski, le guitariste célèbre actuellement sur scène ses 66 ans avec son nouvel album Combo 66. Le 17 novembre John Scofield sera en concert à la Seine Musicale à Boulogne, l'occasion d'une rencontre l'après-midi avec l'artiste. Une interview réalisée par François Lacharme et difusée dans notre Club Jazzafip le soir même; une émission présentée par charlotte Bibring et Thomas Curbillon.

Avec ce son unique qu'il a forgé en quarante ans d'explorations musicales, John Scofield renouvelle sans cesse son swing qu'il infuse avec bonheur et modernité dans toutes les musiques qu'il affectionne. Blues, bebop, funk, jazz modal post coltranien, jazz swing, jazz fusion, pop ou country aucun territoire ne lui a échappé.

Avec son nouveau projet Combo 66, Scofield s'offre un anniversaire des plus festifs en compagnie d'un nouveau quartet composé du batteur Bill Stewart, fidèle d’entre les fidèles depuis la sortie de « What We Do » en 1992, le contrebassiste Vincente Archer qui officie habituellement au sein du Robert Glasper Trio, et le pianiste-organiste Gerald Clayton, fils du bassiste John Clayton, le cofondateur du Clayton-Hamilton Jazz Orchestra.

Si vous ne savez pas vous amusez quand vous jouez de la musique, il ne vous reste plus qu’à rentrer chez vous. Je prends le jazz on ne peut plus au sérieux, mais il faut toujours garder en tête que cette musique ne fonctionne que si vous êtes à l’aise et que vous vous foutez de tout. Si vous vous montrez trop appliqué, ça ne marche pas. L’humour m’aide beaucoup à profiter pleinement de la musique. John Scofield

John Scofield, invite pour la première fois un claviériste dans son univers musical si singulier où le swing dansant côtoie un groove torride, une beauté mélodique à couper le souffle et un sens inégalé de l’improvisation.. Il rend un hommage swing à l'harmoniciste Toots Thielemans et à son sens de l'humour sur King of Belgium, propulse un blues swing dans un bal country sur Dang Swing, nous plonge dans les atmosphères du sud des États-Unis dont sa mère est originaire sur Uncle Southern, dédie le titre country Willa Jean à sa petite fille. Le quartet se lance sur New Waltzo dans un jazz-rock lyrique et fait grimper le thermomètre groove sur Icons at the Fair, inspiré par ses anciens compagnons de route Herbie Hancock et Miles Davis.

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