Menu
Écouter le direct

Les musiques de Jean-Paul Belmondo

Publié le
Jean-Paul Belmondo - Photo de Keystone-France/Gamma-Keystone
Jean-Paul Belmondo - Photo de Keystone-France/Gamma-Keystone ©Getty

Coup de chapeau à l'icône du cinéma français qui s'est éteint à l'âge de 88 ans. On plonge avec bonheur dans les B.O de l'immense acteur.

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade  dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de musique de films. Une émission animée par Susana Poveda, mise en musique par Florent Beauvallet et réalisée par Denis Soula. 

De Pierrot le Fou à L’Héritier en passant L’As des As, Le Cerveau, La Scoumoune, Les Tribulations d’un Chinois en Chine, Borsalino. notre programmation musicale vous invite à survoler les exploits de l'acteur au mental d'acier que ses rôles rendaient attachant et immortel.  

Jean-Paul Belmondo, l’As des As nous a quittés le 6 septembre à l'âge de 88 ans et le cinéma français ne s’en remet pas. Claude Chabrol, Claude Sautet, Gérard Oury, Henri Verneuil, Vittorio De Sica, Jean-Pierre Melville, Philippe de Broca, François Truffaut , Louis Malle, Lautner, Lelouch et tant d'autres ont dirigé l’irrésistible Bébel, tour à tour charmant voyou, séducteur amoureux, gangster sans foi ni loi... Repéré par le réalisateur emblématique de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard, sa carrière au cinéma est lancée lorsqu'il il incarne Michel Poiccard au côté de Jean Seberg, sur une partition du pianiste de jazz Martial Solal.

Sorti au printemps 1970, Borsalino réalisé par Jacques Deray, remporte un énorme succès avec, au sommet de leurs gloires, Belmondo et Delon après leurs rôles respectifs dans Le Cerveau de Gérard Oury et Le Clan des Siciliens. Sur une musique du pianiste de jazz et chef d'orchestre Claude Bolling, on se souvient du thème principal adopté par le réalisateur mais que le compositeur avait écrit avant pour un disque de variété :

Après avoir envisagé la boxe en professionnel, l'intrépide a multiplié les numéros périlleux sur de nombreux tournages, dirigé par son ami Gil Delamare, responsable des cascades, jusqu’à ce qu’un AVC (2001) le cloue au sol. Mais pour son public, il reste épinglé au ciel à jamais. Juste après Flic ou Voyou, Georges Lautner l'affuble d'un caleçon à pois dans Le Guignolo sur une B.O de Philippe Sarde avec quelques mesures de l'harmonica de Toots Thielemans : 

"Bébel' était un homme formidable", disait son ami Jean Becker avec qui il a tourné  Un nommé La Rocca et Tendre voyou. L'acteur laisse une filmographie impressionnante qui compte 80 longs métrages comme Un singe en hiver, Cent mille dollars au soleil, La Ciociara, Léon Morin, prêtre, L’Homme de Rio, La Sirène du Mississippi), Le Voleur, Le casse ... immortalisés aussi par des musiques inoubliables comme celles de Peur sur la ville d'Ennio Morricone avec ses battements de cœur, son piano et ses cuivres inquiétants ; de Cartouche, L’Homme de Rio, Cent-mille dollars au soleil de Georges Delerue ; La Scoumoune de François de Roubaix et sa ritournelle à l'orgue de barbarie et aux synthétiseurs. Et bien sûr Le Magnifique et Le Professionnel d'Ennio Morricone :

Belmondo a attendu 1988 avec Itinéraire d’un enfant gâté de Lelouch pour se voir décerner un César, qu’il avait refusé dès sa nomination. En 2011 il recevait la Palme d'Or d’Honneur à Cannes pour l'ensemble de sa carrière. En 2017 il était de nouveau invité sur la scène du Festival pour quatre minutes d'applaudissements de toute la profession et de grande d'émotion :