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Dîners et restaurants, FIP se met à table!

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Replay émission du 8 novembre 20172:02:01
Philippe Noiret, Michel Piccoli et Ugo Tognazzi dans "la Grande Bouffe" de Marco Ferreri © Getty
Philippe Noiret, Michel Piccoli et Ugo Tognazzi dans "la Grande Bouffe" de Marco Ferreri © Getty

FIP célèbre en musique le lien étroit entre la gastronomie et le 7e art, avec ses scènes cultes de repas.

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. Mercredi 8 novembre à 20h, FIP vous plonge dans cet univers musical cathodique. Une émission présentée par Susana Poveda, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Pierre François.

Au restaurant, chez soi ou dans des lieux plus insolites, la nourriture est omniprésente dans le cinéma et ses scènes de repas révèlent toute la palette des sentiments de ses personnages. Avec ses possibilités infinies de mise en scène, les cinéastes en usent volontier comme outil narratif et descriptif. Ainsi le repas peut être rabelaisien et mortifère (La Grande Bouffe de Marco Ferreri), Bourgeois et tendus chez Chabrol (Que la bête meurre...), fastueux (Marie Antoinette ou Vatel), bourré "d'admirable cholestérol" (Calmos de Bertrand Blier), frugal (2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick), rapide (Les Temps modernes de Chaplin), indigeste (L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi) voire étrange (Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul).

Le repas est souvent le théâtre des rapports de classes comme chez Jean Renoir (La Règle du jeu ), James Cameron (Titanic ), Hugh Hudson (Greystoke ) ou Abdellatif Kechiche (La Vie d'Adèle ). Il peut être tendre chez Disney (La Belle et le Clochard, Ratatouille ) ou violent et cynique chez Martin Scorsese (Les Affranchis) voire épouvantable (Massacre à la tronçonneuse ). Il peut être une révélation (Soleil Vert ), orgasmique (Quand Harry rencontre Sally ), radical (Le Fantôme de la liberté de Luis Buñuel), vomitif (Le Sens de la vie des Monty Python), festif (Chat noir, chat blanc d'Emir Kusturica) ou dramatique (Il était une fois en Amérique de Sergio Leone ).