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Certains l'aiment Fip : Roger Vadim

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Replay émission du 23 novembre 20161:54:22
Brigitte Bardot et Roger Vadim en 1962 / Getty
Brigitte Bardot et Roger Vadim en 1962 / Getty ©undefined

A l'occasion des 60 ans de la sortie du film "Et Dieu… créa la femme", FIP vous embarque dans l'univers musical de l'oeuvre de Roger Vadim.

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. Mercredi 23 novembre à 20h, FIP vous plonge dans cet univers musical cathodique. Une émission présentée par Susana Poveda, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Christian Charles.

Le 23 novembre 1956 le monde découvrait Brigitte Bardot en femme libérée dans Et Dieu… créa la femme, le premier film d'un certain Roger Vadim . Cinéaste, écrivain, peintre et éternel dandy, Vadim alors âgé de 28 ans met en scène sa femme et le jeune Jean-Louis Trintignant dans un film qui fit une entrée timide dans les salles mais devint culte grâce à Bardot et au scandale qui l'accompagna en France et surtout outre-Atlantique. Si ce n'est pas le meilleur film du réalisateur Et Dieu… créa la femme  arrivait à point pour évoquer la libération de la femme et la révolution sexuelle, un goût pour le scandale et la provocation que Vadim entretiendra tout au long de sa carrière avec Les liaisons dangereuses  en 1960, Le Vice et la Vert u en 193 ou Barbarella  en 1968.

En bon jouisseur de la vie, Roger Vadim (né Roger Vadim Ardilouze) aimait les arts et notamment la musique à laquelle il apporta une grande place dans ses films. Bien sûr on se souvient de la musique de Paul Misrachi pour Et Dieu… créa la femme  et le mambo endiablé de Bardot, mais la filmographie de Vadim révèle quelques autres petites perles musicales à (re)découvrir mercredi 23 novembre à 20h sur FIP.

Outre son goût pour les rythmes cubains, Roger Vadim aimait le jazz qu'il avait découvert dans les clubs de Saint-Germain. Pour son film Les liaisons dangereuses, il confie la BO à Thelonious Monk qu'il enregistre en juillet 1959. Il embauche aussi Art Blakey et ses Jazz Messengers  pour la musique du film. Dans la scène finale, c’est Art Blakey que l’on entend mais c’est une autre formation que l’on voit jouer à l’écran avec Kenny Dorham, Barney Wilen et Kenny Clarke. Pour son deuxième film Sait-on jamais…  il avait fait appel à John Lewis et le Modern Jazz Quartet.

Roger Vadim (1928-2000) est féru de musique et va adapter les genres musicaux de ses BO aux atmosphères de ses films : comme le Bob Crewe Generation Orchestra et le groupe The Glitterhouse pour Barbarella  (Michel Magne a vu sa musique rejetée), Mike Oldfield pour *La Jeune Fille assassinée * (musique déjà utilisée dans L'Exorciste), Michel Legrand et Sacha Distel pour Les Sept Péchés capitaux, Lalo Schifrin  pour Si tu crois fillette  (Pretty Maids All in a Row), Michel Magne pour plusieurs films dont son dernier Surprise Party  en 1983.

Retrouvez dans cette playlist quelques uns des titres emblématiques de son oeuvre :