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Certains l'aiment Fip : Paul Verhoeven

Publié le
Replay émission du 1 juin 20162:00:19
Paul Verhoeven en 2006 à Toronto | Carlo Allegri / Getty
Paul Verhoeven en 2006 à Toronto | Carlo Allegri / Getty ©undefined

Mercredi 1er juin à 20h, plongez dans l'univers sans concession du plus américain des cinéastes néerlandais : Paul Verhoeven !

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. En explorant les partitions d’un cinéma sensible au son et aux vibrations, FIP propose un puzzle impressionniste jouant sur l’émotion et les sensations.

Mercredi 1er juin à 20h, FIP vous propose une émission spéciale sur la carrière cinématographique du réalisateur Paul Verhoeven  à l'occasion de la sortie sur les écrans de son 15e long-métrage Elle. Une émission présentée par Susana Poveda, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Alexandre Desurmont.

Que recherche vraiment Paul Verhoeven ? A 77 ans, cette icône d'Hollywood n'a cessé durant sa longue carrière d'offrir plusieurs lectures de ses œuvres sur grand écran. Deux facettes d'une même pièce où la violence et l'érotisme caractéristiques de ses productions ont été les vecteurs spectaculaires d'une critique sociétale constante.

Avant de devenir un symbole des superproductions américaines, Verhoeven démarre sa carrière dans son pays natal au milieu des années 70. Avec Turks Fruit  en 1973, le Néerlandais alors âgé de 34 ans se réapproprie l'histoire d'amour et actualise ce genre classique à travers une jeunesse étendard aussi libérée sexuellement que contestataire. Déjà, les limites sont enfoncées dans ce drame version Les Valseuses  où le réalisateur place le spectateur face à ses fantasmes et complexes, un premier coup de maitre nominé pour l'Oscar du meilleur Film étranger :

Si la ligne Verhoeven semble déjà tracée avec ce film punk, le réalisateur veut plus pour aller plus loin. Au milieu des années 80, c’est le départ pour Hollywood et les sirènes des studios aux budgets ronflants. Le gout du réalisateur à peindre la violence trouve son acmé dans les deux productions qui le rendront célèbre :* RoboCop * (1987) et Total Recall  (1990). Les deux films ont lieu dans un futur proche, lorsque les progrès technologiques et le scientisme en vogue se retournent avec force (et gore) contre leurs créateurs. C’est le moment testostérone de Verhoeven, qui n’hésite pas à convoquer pour l’adaptation de la nouvelle martienne de Philip K. Dick la star stéroïdée des années 80 Arnold Schwarzenegger, mais aussi (et déjà) la sulfureuse Sharon Stone  :

Deux ans plus tard, le réalisateur néerlandais retrouve cette ancienne top-modèle dans l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma : *Basic Instinct. * Avec ce thriller diabolique où Michael Douglas part sur la trace d'une prédatrice sexuelle, Verhoeven marque durablement les esprits et son époque, repoussant une nouvelle fois les bornes d’un cinéma grand public peu habitué à de telles envolées charnelles. La bande-son est à l’image du film, jouissive, oppressante et signée par le grand Jerry Goldsmith, déjà à l'oeuvre sur Total Recall :

Après le raté Showgirls, le succès est de nouveau au rendez-vous pour Verhoeven en 1997 avec le génial Starship Troopers, un space-opera en forme de sommet d’ironie militariste et de second degré. Derrière la fable d’une guerre interstellaire contre des insectes géants, le cinéaste y développe une critique mordante de la guerre et affiche sur grand écran le pacifisme qui l’a toujours habité :

De retour aux Pays-Bas dans les années 2000 pour y adapter une page sombre de l'histoire de son pays avec le film de guerre Black Book, Verhoeven paraît avoir tourné la page de sa période hollywoodienne. Si ses thèmes fétiches demeurent, il les aborde désormais avec l'intimité du cinéma européen, et c'est avec un film français *Elle * qu'il a fait son retour à Cannes cette année. Dans cette adaptation du roman d'un roman de Philippe Djian, le réalisateur sublime Isabelle Huppert en victime troublante traquant l'homme qui l'a violée.

Programmation musicale

20h00 : Chris Isaak - Dancin

20h03 : Natonal Philharmonic Orchestra - Main Title

20h06 : Mazzy Star - Fade Into You

20h10 : Carice Van Houten - A Hundred Years From Today

20h12 : Iggy Pop - Lust For Life

20h20 : Chris Rea - Looking For The Summer

20h29 : Philippe Meyer/trio Wanderer - Aquarium

20h32 : Leon Haywood - I Wanna Do Something Freaky To You

20h42 : Natonal Philharmonic Orchestra - Roxy Loses

20h46 : Todd Terje/bryan Ferry - Johnny And Mary

20h54 : David Bowie - I

21h01 : Andrew Carver - Walk Into The Wind

21h09 : My Life With The Thrill Kill Kult - Somebody New

21h12 : Diana Damrau - La Chauve Souris

21h15 : Carice Van Houten - Ich Bin Die Fesche Lola

21h16 : Carice Van Houten - Ja

21h20 : Carice Van Houten - Rachel

21h21 : Johannes Brahms/dir Ivan Fischer/orchestre Du Festival De Budapest - Danse Hongroise N

21h24 : Carice Van Houten - A Hundred Years From Today

21h28 : Howard Blake/tony Britton - Robocop

21h29 : Frankie Goes To Hollywood - The Power Of Love

21h35 : Zoe Poledouris - Destruction Of Roger Young

21h38 : Depeche Mode - Enjoy The Silence

21h42 : Skunk Anansie - Charlie Big Potato

21h47 : Non Identifie - The Hollow Man

21h50 : Isabelle Huppert - Message Personnel

21h56 : Bo/persepolis - The Eye Of The Tiger