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Certains l'aiment Fip : Les enfants et le cinéma

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Replay émission du 22 mars 20171:59:49
Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot 1998 / Les Armateurs / Odec Kid Cartoons
Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot 1998 / Les Armateurs / Odec Kid Cartoons

En écho à l’exposition « Mômes et Cie » à la cinémathèque de Paris, le 22 mars, Certains l’aiment FIP plonge dans l’univers de l’enfance.

Du 9 mars au 30 juillet, l’exposition Mômes et Cie  parcoure les fictions, animations, documentaires qui mettent en lumière la joie, le rire, la colère, la tristesse, le courage et la peur. Toutes ces émotions vécues par les héros ou par les jeunes spectateurs s'opposent ou s'associent pour conter l'odyssée de l'enfance et faire partager ses plaisirs de cinéma.

Mardi 22 mars de 20h à 22h, Certains l’aiment Fip dessine en noir, en blanc, en croche et en silence, sa partition des émotions des jeunes héros et héroïnes et des cinéphiles en herbe. De Peau d'Ane  à Harry Potter  en passant par Les beaux gosses, Zéro de conduite, La belle et la bête, La planète sauvage, Zazie dans le métro  … la programmation de Christian Charles sera gourmande et pétillante, effrayante et bouleversante.

Pour vous mettre en haleine, voici un extrait de la musique de la saga Harry Potter  jouée par l'Orchestre des Benjamins du CRR de Paris, dirigés par Louis Fima, le 20 janvier 2014. Cette partition a été écrite par John Williams qui signait aussi les BO des Dents de la Mer, Star Wars, E.T. l’extra-terrestre  ou La Liste de Schindle r.

Puisque les émotions sont le fil rouge de l'exposition de la cinémathèque de Paris, Fip vous injectera une petite dose de courage avec un extrait de la bande originale de Kirikou et la sorcière, réalisé en 1998 par Michel Ocelot. De l'audace et de la générosité, le petit Tom Pouce africain n'en manque pas. Kirikou n’est pas grand mais il est vaillant. Il va sauver son village des mauvais traitements de Karaba qui a fait main basse sur les richesses du pays et affame la région. Youssou N’Dour a composé la musique de la BO pour des instruments africains traditionnels (balafon, cora, ritti, xalam, belon, tokho et sabaar) :

La méchanceté et l'amour sont au programme avec *Le roi et l’oiseau. * Ce dessin animé créé par Paul Grimault sur des textes de Jacques Prévert raconte l’histoire d'un roi tyran et mégalo, amoureux d'une bergère éprise d'un petit ramoneur. Il fait fabriquer des statues et portraits de lui-même, imposant un véritable culte de la personnalité. C'est un oiseau enjoué et bavard qui va protèger l'idylle des jeunes amants. La 1ère version (1953) s’inspire du conte d’Ansersen La Bergère et le ramoneur. Renommé Le roi et l’oiseau  en 1980, le film trouve enfin son succès. La musique très suggestive est signée Wojciech Kilar, collaborateur d’Andrzej Wajda, de Roman Polanski (Le pianiste), Francis Ford Coppola (Dracula)).

La peur s'insinuera dans la programmation avec une évocation de la B.O de ce conte noir et cruel qu'est le film de Charles Laughton, La nuit du chasseur, un monument du septième art qui fut pourtant un échec à sa sortie. Robert Mitchum incarne le rôle du méchant ogre, le révérend Powell. De l'angoisse on glisse vers le merveilleux, notamment dans la descente de la rivière en barque par les enfants, avec la célèbre comptine Once Upon a Time There Was a Pretty Fly  :

Et puisque FIP n'est jamais sage, Certains l'aiment Fip bousculera l'ordre établi avec un extrait d' Ernest et Célestine, l'histoire de ce gros ours au coeur tendre, sans le sou qui se lie d'amitié avec une petite souris qu'il trouve endormie dans une poubelle. C'est le magnifique violoncelliste de jazz Vincent Courtois, grand amateur de cinéma, qui a composé la musique du film de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner.

" Quand on m'a appelé pour me dire que j'allais faire ce film, immédiatement je me suis demandé qui était Célestine. J'ai essayé de comprendre ce personnage qui est à la fois très doux et en même temps assez autoritaire, et parfois un peu dur aussi. Très rapidement je me suis mis au piano et la mélodie du thème du générique est venu à peu près dix minutes après que j'ai su que j'allais faire le film ".

 Voici la chanson du générique de fin que Vincent Courtois co-signe avec Thomas Fersen :