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Certains l’aiment Fip : l’Afrique au cinéma

Publié le
Replay émission du 29 mars 20171:56:56
Robert Redford et Meryl Streep sur "Out of Africa" en 1985 | Hemdale/Getty
Robert Redford et Meryl Streep sur "Out of Africa" en 1985 | Hemdale/Getty ©undefined

Mercredi 29 mars, Certains l’aiment Fip continue son exploration des bandes originales sur les terres africaines.

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. En explorant les partitions d’un cinéma sensible au son et aux vibrations, FIP propose un puzzle impressionniste jouant sur l’émotion et les sensations. * Une émission présentée par Susana Poveda, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Patrick Derlon.*

Alors que ce mercredi sort sur les écrans Félicité, le dernier film d’Alain Gomis  tourné dans les rues de Kinshasa, FIP a choisi de consacrer son émission Certains l’aiment Fip à l’Afrique. Grâce aux réalisateurs africains prolifiques, et aux films réalisés dans le monde entier qui ont choisi un ou plusieurs pays africains comme décors, l’émission des cinéphiles de FIP a pu rassembler une playlist traversant les frontières et voyageant à travers l’histoire du cinéma. Du Sénégal au Kenya, du Maghreb à l’Afrique australe, les films à l’honneur explorent tous les horizons du continent.

En Afrique de l’Ouest, on partira notamment avec le réalisateur Rachid Bouchareb qui, dans* Little Senegal, nous emmène sur l’Île de Gorée dans la baie de Dakar sur un blues de Safy Boutella. On fera aussi un bond en arrière dans le temps pour atterrir en 1981 avec le film de Bertrand TavernierCoup de Torchon*. Philippe Noiret  et Isabelle Huppert  y sont mis en scène dans une ville coloniale de l’Afrique Occidentale en 1938 sur une musique de Philippe Sarde. Puis au Mali, à Tombouctu, c'est la voix émouvante de Fatoumata Diawara qui sublime le film *Timbuktu * :

Parmi les nombreux thèmes exploités dans le cinéma africain, on y retrouve évidemment l’histoire et les tragédies encore récentes qui ont marqué les pays de l’Afrique Subsaharienne. C’est le cas de Le Dernier Roi d’Ecosse, qui raconte la vie en Ouganda sous la dictature d’Idi Amin Dada Oumee. De l’autre côté de la frontière sud, le film Hôtel Rwanda  va lui dépeindre la tragique confrontation entre Hutus et Tutsis en 1994 à travers l’histoire vraie d’un gérant d’Hôtel qui hébergea et sauva de nombreuses personnes pendant le génocide. Sa bande son comporte à la fois des chants africains et des musiques aux sonorités plus pop.

En poursuivant cette épopée musicale et cinématographique vers le sud, on peut passer par des pays comme le Zimbabwe, décor du film de 1988,* Itinéraire d’un enfant gâté,*  réalisé par Claude Lelouch avec une musique de Francis Lai, ou encore le Swaziland avec le film Wah Wah, qui aborde le sujet de la conquête de l’indépendance du pays. On arrive alors inévitablement en Afrique du Sud, où l’histoire de l’apartheid  et celle de Nelson Mandela  ont inspirés de nombreux cinéastes, tels qu’Angus Gibson et Jo Menell avec le film Mandela, Darrell James Roodt pour Sarafina !, ainsi que Bille August avec le film Good Bye Bafana, dont voici un extrait de la bande originale signé Johny Clegg :

Enfin, le nord du continent n’est pas en reste avec la richesse de son paysage cinématographique, dont nous avons découpé les plus belles parties des bandes son. Ainsi, on peut aller à la rencontre de films comme Un Thé au Sahara, réalisé par Bernardo Bertlucci  en 1990, mais aussi comme *Mort sur le Nil * par le réalisateur John Guillermin, qui raconte une histoire de meurtre sur un bateau à vapeur parcourant le Nil. Enfin, côté films d’animation, on trouve notamment les aventures d’Azur et Asmar, inspiré des contes des Mille et une nuits, et parfumé par ce titre d’une irrésistible délicatesse :