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Certains l'aiment Fip : George Cukor et Max Ophuls

Publié le
Replay émission du 25 novembre 20151:59:33
Audrey Hepburn "My Fair Lady" de George Cukor
Audrey Hepburn "My Fair Lady" de George Cukor

A l'occasion de la rétrospective de leurs films à la Cinémathèque de Toulouse, Certains l'aiment Fip célèbre en musique l'oeuvre des réalisateurs George Cukor et Max Ophuls, mercredi 25 novembre à 20h.

Deux géants du cinéma de la même génération George Cukor ((1899-1983) et Max Ophuls (1902-1957). Peut- être les deux plus grands directeurs d'actrices. Deux cinéastes qui ont fait de la féminité un point fort de leur cinéma. La Cinémathèque de Toulouse leur consacre une rétrospective du 1er au 18 décembre. De "My Fair Lady" au "Milliardaire" en passant par "Une étoile est née" ou "Les Désemparés", Certains l'aiment Fip leur rend un hommage musical mercredi 25 novembre à 20h. Une émission animée par Susana Poveda et réalisée par Denis Soula. La programmation musicale est signée René Hardiagon dont voici quelques titres sélectionnés :

George Cukor {% image 957beae5-9dad-4e1a-b69b-0c1ad4583850 %}

D’origine hongroise, mais né à New York, Cukor est un pur produit américain. Il a fait toute sa carrière à Hollywood, se définissant lui-même comme un cinéaste de studio, comprendre « je ne suis pas un auteur ». Il a pourtant développé un style empreint d’une certaine ironie qui en fait sa griffe et pourrait le situer à mi-chemin entre Ernst Lubitsch et Billy Wilder. Lubitsch pour son observation des mœurs. Wilder pour son goût du transformisme. Et comme tous deux, c’est dans la comédie qu’il exprime le mieux son art. Son haut fait d’arme : un Oscar pour "My Fair Lady". Son palmarès : une bonne cinquantaine de films, sans compter ceux dont il s’est fait virer, les plus connus étant "Autant en emporte le vent" et "Le Magicien d’Oz" qu’on lui reprocha de trop « féminiser ».

Car oui, c’est là sa spécialité : les femmes. Au risque d’être réducteur, ses portraits de femmes ont fait sa réputation et on le désigne généralement comme LE directeur d’actrices hollywoodien: Greta Garbo, Katharine Hepburn (avec qui il tourné à huit reprises, entre 1932 et 1952), Joan Crawford, Ingrid Bergman, James Mason, Jean Harlow, Judy Garland, Lana Turner, Deborah Kerr, Teresa Wright, Judy Holliday, Anna Magnani, Sophia Loren, Audrey Hepburn, Marilyn Monroe....

Max Ophuls {% image 27aae9c4-9d19-4398-80a5-acd52f799245 %}

Le parcours de Max Ophuls est tout autre. Né en Allemagne, il quitte le pays pour la France – dont il prendra la nationalité – à l’arrivée au pouvoir des nazis. Ophuls est d’origine juive, comme Cukor d’ailleurs. Second exil après avoir été démobilisé à la défaite de 1940. Pour les États-Unis cette fois, le temps de la guerre, où il aura du mal à se trouver une place à Hollywood. Ophuls, ce sont des productions allemandes, françaises, néerlandaises, italiennes, américaines. International, il incarne l’Europe. Une certaine idée de l’Europe : le multiculturalisme, la culture tout simplement. Il est un auteur évident. Son style : un art du plan-séquence animé par une caméra fluide qui cadre et recadre toujours au plus juste en suivant des mouvements félins. On parle d’arabesques ophulsiennes.

Un style singulier qui n’appartient qu’à lui. Novateur. Le travelling kubrickien lui doit énormément. Son haut fait d’arme : Lola Montès, « le plafond de la chapelle Sixtine du cinéma moderne » ainsi que l’écrivait Claude Beylie, un profond échec commercial. Son palmarès : une vingtaine de films – seulement pourrait-on penser, mais sans déchet. Son sujet de prédilection : la femme dont il a donné certains des plus beaux portraits.

VOIR TOUT LE PROGRAMME DU CYCLE GEORGE CUKOR / MAX OPHULS DE LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE =-
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