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Certains l'aiment Fip : Jazz et cinéma

Publié le
Replay émission du 1 septembre 20191:00:18
Clint Eastwood, Forest Whitaker et Sam Wright sur le tournage de "Bird" / Warner Bros
Clint Eastwood, Forest Whitaker et Sam Wright sur le tournage de "Bird" / Warner Bros

A l'occasion de la tenue du 18e Jazz à la Villette, Fip vous propose un long traveling musical dans la relation intime du jazz et du 7e art.

Si Jazz et cinéma sont historiquement liés aux États-Unis, , il faudra attendre les années 40 pour que le 7ème art européen s'empare totalement de cette musique incarnant le jeu improvisé, la liberté et les atmosphères sombres. Une relation qui s'explique avec l'arrivée massive des disques d'après-guerre et la présence soutenue de jazzmen et big bands sous nos latitudes. Jazz et cinéma, un syncrétisme né à l'époque où les musiciens de jazz accompagnent les films muets projetés dans les salles destinées aux gens « de couleur ». 

Dès le premier film sonore Le Chanteur de jazz, en 1927, le jazz s'installe sur les pellicules. Qu'il soit utilisé comme détail scénaristique, comme sujet principal ou comme atmosphère musicale via une bande originale, le jazz reste omniprésent au cinéma. En plein festival Jazz à la Villette, l'équipe de Certains l'aiment Fip vous propose un voyage swing au cœur de cette relation. Une émission présentée par Susana Poveda, mise en musique par Pierre François et réalisée par Denis Soula.

Perpétuant ainsi une longue tradition, les réalisateurs américains ou français ont demandé aux plus grands jazzmen de composer la musique de leurs films : Miles Davis pour Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle, le documentaire A Tribute to Jack Johnson de Bill Cayton et Dingo de Rolf De Heer, Duke Ellington pour Anatomy of a Murder d'Otto Preminger et Paris Blues (avec Louis Armstrong), Charles Mingus pour Shadows de John Cassavetes, Thelonious Monk pour les Liaisons Dangereuses de Roger Vadim (finalement écarté au profit de Art Blakey & The Jazz Messengers), Sonny Rollins pour Alfie de Lewis Gilbert ou Gato Barbieri pour Le Dernier Tango à Paris de Bertolucci. Lalo Schiffrin qui qui joua à ses débuts avec Dizzy Gillespie a composé une pléiade de BO devenue des standards comme Bullitt, L’Inspecteur Harry, Mission : Impossible...

La liste des grands jazzmen qui ont composé pour le cinéma est infinie mais on peut encore citer Herbie Hancock pour Blow-Up de Michelangelo Antonioni, Autour de minuit de Bertrand Tavernier, Un justicier dans la ville de Michael Winner, Colors de Dennis Hopper, Martial Solal a composé plusieurs fois pour Jean-Pierre Melville, pour À bout de souffle de Jean-Luc Godard, Le Testament d'Orphée de Jean Cocteau ou Les Acteurs de Bertrand Blier, J.J. Johnson pour Cleopatra Jones de Jack Starrett, Oscar Peterson pour The Silent Partner de Daryl Duke, Henri Texier pour Holy Lola de Bertrand Tavernier, Michel Legrand pour L'Affaire Thomas Crown de Norman Jewison, Terence Blanchard pour les films de Spike Lee...

Au cinéma le jazz peut être le sujet sous-jacent du film, un repère dans le temps ou un élément narratif comme les innombrables scènes de club que l'on trouve dans le 7e art. La liste est longue mais on peut citer Cotton Club de Francis Ford Coppola, Certains l'aiment chaud de Billy Wilder, Tirez sur le pianiste de François Truffaut, Les Aristochats de Wolfgang Reitherman, New York, New York de Martin Scorsese, The Man with the Golden Arm d’Otto Preminger avec Frank Sinatra, Collateral de Michael Mann, Whiplash de Damien Chazelle. Pour retranscrire les jams mythiques de Kansas City pour son film du même nom, Robert Altman a réuni la crème des jeunes jazzmen des années 90 avec  Craig Handy jouant le rôle de Coleman Hawkins, Geri Allen jouant Mary Lou Williams ou James Carter dans le rôle de Ben Webster..

Bien sûr les biopics, portraits et fictions autour des musiciens de jazz ont largement participé à la vision romanesque du genre. En 1986, Bertrand Tavernier réunit un all stars dirigé par Herbie Hancock pour Round Midnight un biopic romancé de Bud Powell avec François Cluzet et Dexter Gordon. Deux ans plus tard sort le plus connu des biopics jazz, Bird de Clint Eastwood, avec un Forest Whitaker magistral dans la peau de Charlie Parker. Fan de jazz, Eastwood a utilisé le jazz dès son premier film Play Misty for Me en 1971. Un autre fan et musicien de la note bleue, Woody Allen sort en 1999 Accords et Désaccords, un faux documentaire sur la vie d'Emmet Ray, guitariste fictif de jazz joué par Sean Penn. Bruce Weber a consacré son magnifique film documentaire Let's Get Lost à Chet Baket. Le succès du film de Taylor Hackford, Ray, relance la production de biopics musicaux avec récemment Django d'Etienne Comar avec Reda Kateb dans le rôle de Django Reinhardt, Miles Ahead une fiction autour de Miles Davis réalisée par Don Cheadle ou Born To Be Blue Robert Budreau avec Ethan Hawke jouant Chet Baker.

Programmation musicale
  • 18h56
    Mahalia Jackson - The Lord's prayer
    The Lord's prayerMahalia Jackson
    AlbumChristmas with Mahalia Jackson
  • 18h54
    AUDREY HEPBURN - MOON RIVER
    MOON RIVERAUDREY HEPBURN
    AlbumMUSIC FROM THE FILMS OR AUDREY HEPBURNLabelGIANT
  • 18h51
    CHET BAKER - STREET OF DREAMS
    STREET OF DREAMSCHET BAKER
    AlbumChet Baker with fifty italian stringsLabelWEA
  • 18h47
    Chet Baker - Come rain or come shine
    Come rain or come shineChet Baker
    AlbumChet Baker : Embraceable you/Previously unrealeased sessionsLabelPACIFIC
  • 18h32
    BARNEY  WILEN - Témoin dans la ville
    Témoin dans la villeBARNEY WILEN
    AlbumJazz in Paris - Jazz & cinéma vol. 1LabelGITANESJAZZ
  • 18h22
    THELONIOUS MONK - ROUND MIDNIGHT
    ROUND MIDNIGHTTHELONIOUS MONK
    AlbumMONK ALONELabelCOLUMBIA
  • 18h15
    Frank Sinatra - I'm a fool to want you
    I'm a fool to want youFrank Sinatra
    AlbumWhere Are You? (1998 UK Remaster)LabelCAPITOL
  • 18h13
    MICHEL HERR - Song for lucy
    Song for lucyMICHEL HERR
    AlbumBOF / Just friendsLabelAMC
  • 18h07
    Sylvia Vroeste - Besame Mucho
    Besame MuchoSylvia Vroeste
    AlbumBOF / Just friendsLabelAMC
  • 18h04
    Duke Ellington - Hero to zero
    Hero to zeroDuke Ellington
    AlbumBof / Anatomy of a murderLabelRYKO