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Certains l'aiment Fip : Bertrand Tavernier

Publié le
Replay émission du 7 décembre 20161:58:52
Bertrand Tavernier: Voyage à travers le cinéma français / Etienne George
Bertrand Tavernier: Voyage à travers le cinéma français / Etienne George

A l'occasion de la sortie du documentaire "Voyage à travers le cinéma français" de Bertrand Tavernier, FIP a rencontré le réalisateur et nous offre une balade en musique dans l'univers cinématographique de ce cinéphile passionné, mercredi 7 décembre à 20h.

FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. Mercredi 7 décembre à 20h, FIP vous plonge dans cet univers musical cathodique. Une émission présentée par Susana Poveda, réalisée par Denis Soula et mise en musique par Alexandre Desurmont.

« Je suis un enfant de la Libération et de la Cinémathèque », ces mots sont ceux de Bertand Tavernier qui a consacré sa vie au 7ème art. Depuis ses premières émotions à 6 ans devant Dernier Atout de Becker, le réalisateur a consacré sa vie au 7ème art, en devenant l'un de ses grands historiens. Le réalisateur du Juge et l'Assassin, de Coup de torchon, Autour de Minui t ou Dans la brume électrique, nous avait déclaré son amour du cinéma américain notamment par des ouvrages comme 50 Ans de cinéma américain (coécrit avec Jean-Pierre Coursodon, chez Omnibus) et Amis américains (Institut Lumière/Actes Sud). Avec son nouveau film documentaire Voyage à travers le cinéma français, Tavernier remercie ces maîtres français avec qui il a grandi parfois même travaillé. Un périple intime au cœur du cinéma, des années 1930 aux années 1970, où il célèbre ces cinéastes français qui croient que le cinéma peut faire bouger les choses.

En trois heures et onze minutes, il évoque Jacques Becker, Jean Renoir, Jean Gabin, Max Ophüls, Marcel Carné, Bresson, Truffaut ou Demy... Il parle de ses débuts derrière la caméra grâce à Claude Sautet, de ses années comme attaché de presse pour Claude Chabrol, Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Melville. Il défend des réalisateurs, des scénaristes ou dialoguistes oubliés voire blacklistés. Dans son voyage, il cite 94 films pour partager son amour profond du cinéma français. Mercredi 7 décembre à 20h, FIP diffuse une interview du réalisateur, l'occasion de vous plonger dans l'univers musical de son oeuvre.

Je voudrais que ce film soit un acte de gratitude envers tous ceux, cinéastes, scénaristes, acteurs et musiciens qui ont surgi dans ma vie. La mémoire réchauffe : ce film, c’est un peu de charbon pour les nuits d’hiver. Bertrand Tavernier

Dans son film Bertrand Tavernier rappelle combien le cinéma est un art collectif. Il évoque d'ailleurs le travail des compositeurs et musiciens si souvent oubliés, parle de Maurice Jaubert compositeur de L'Atalante. Il cite aussi Jean Wiener, Vladimir Cosma , l’harmonica dans Touchez pas au grisbi ou la trompette de Miles Davis dans Ascenseur pour l’échafaud … Tavernier a réalisé plus de 40 films et documentaires et a toujours accordé une place primordiale à la musique qui fait toujours corps avec l'image. Il a travaillé à de nombreuses reprises avec le "scénariste musical" Philippe Sarde, qui, pour Tavernier était un des pionniers du métissage des arrangements et des atmosphères dans la musique de film. Tavernier est un vrai amateur de musique et de jazz, il a solicité l'aide de compositeurs comme d'Antoine Duhamel, Eddy Mitchell, Herbie Hancock (Autour de minuit ), Ron Carter (La Passion Béatrice ), Philippe Haïm, Louis Sclavis (Ça commence aujourd'hui ), Zebda, Henri Texier (Holy Lola ), Marco Beltrami...

Retrouvez dans cette playlist quelques titres de l'univers musical de Tavernier :

En 1983, Tavernier déclare son amour au sud des Etats-Unis dans le documentaire Mississippi Blues, un film habité par la musique. Trois ans plus tard il sort le film Autour de minuit ('Round Midnight) qui reste à ce jour le plus beau film autour du jazz avec le Bird de Clint Eastwood . La musique est écrite par Herbie Hancock (Oscar de la meilleure musique en 1987). Le film évoque de façon romancée la vie du saxophoniste Lester Young et du pianiste Bud Powell à travers le personnage de Dale Turner interprété par le saxophoniste Dexter Gordon . En 2007 il retourne dans le sud US pour le film Dans la brume électrique (adaptation de James Lee Burke), on peut y apercevoir le bluesman Buddy Guy jouant un vieux guitariste et ancien détenu.