Les musiques de Marcello Mastroianni
Marcello Mastroianni dans Casanova 70 (1965) / Embassy Pictures/Getty

A l'occasion de la Mostra de Venise, Certains l'aiment Fip vous embarque dans un voyage musical dans l'immense filmographie de l'acteur italien.

Cette année Certains l'aiment Fip prend ses quartiers tous les dimanches à 20h. FIP met le cinéma sur écoute et invite les auditeurs à une balade dans l’imaginaire musical d’un cinéaste, d’un genre ou d’un compositeur de BO. Une émission présentée par Susana Poveda et réalisée par Denis Soula avec une sélection musicale de Pierre François.

Séducteur malgré lui, star mondaine et homme humble, antifasciste, caméléon du 7e art capable de s'adapter à tous les rôles, Marcello Mastroianni reste avec près de 160 films l'un des géants du cinéma italien. Né dans une famille modeste  à Fontana Liri, un village de montagne de la province de Frosinone, le diplômé en architecture a reçu à deux reprises le Prix d'interprétation masculine au festival de Cannes.

Il avait fait ses débuts sur les planches dans Un tramway nommé Désir mis en scène par Visconti. Enchaînant les petits rôles, il a connu son premier succès Jours d'amour puis la comédie Le pigeon et son premier grand rôle dans Nuits blanches (Le Notti bianche) de Luchino Visconti, d'après le roman de Dostoïevski.

Acteur, chanteur Marcello Mastroianni rentre dans l'histoire du cinéma dans la peau de Marcello Rubini du cultissime La dolce vita réalisé par Federico Fellini en 1960 aux côtés d'Anita Ekberg et Anouk Aimée. Un film, toujours avec une musique de Nino Rota, qui reçoit Palme d'or au 13e Festival de Cannes et vaut à l'acteur son statut de séducteur dont il aimait se moquer.

On l'aimait beaucoup parce que c'était une personne très simple, très normale. Claudia Cardinale

Tout au long de son immense filmographie, l'acteur a travaillé avec les plus grands réalisateurs italiens comme Luchino Visconti, Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Dino Risi, Ettore Scola, Mario Monicelli, Mauro Bolognini, Marco Ferreri ou encore Vittorio de Sica. Sa reconnaissance planétaire l'a aussi amené à tourner pour des réalisateurs étrangers comme Raoul Ruiz, Louis Malle, Jules Dassin, Louis Malle, John Boorman, Roman Polanski, Jacques Demy, Yves Robert, Terence Young, Theo Angelopoulos, Nikita Mikhalkov, Bertrand Blier, Agnès Varda, Christian de Chalonge...

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