14-18, les musiques de films de la Grande Guerre
"Au revoir là-haut" d'Albert Dupontel / Jérôme Prébois / ADCB Films

Certains l'aiment Fip célèbre les cent ans de l'armistice en musique avec les meilleures bandes originales de film traitant de la Première Guerre Mondiale.

Le 11 novembre 1918, l'armistice met fin à la Première Guerre Mondiale, un cessez-le-feu signé dans un wagon-restaurant dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, le traité de paix lui sera signé le 28 juin 1919 à Versailles. Chansons patriotiques ou contestataires, de soutien aux poilus sacrifiés ou de la vie quotidienne à l'arrière du front, des milliers de chansons françaises sont autant de témoignages de cette Grande Guerre. Le cinéma naissant s'est lui aussi fait l'écho de cette première guerre totale et, même s'ils sont peu nombreux, les réalisateurs contemporains continuent d'entretenir ce précieux travail de mémoire.

A partir du 9 novembre, la Sacem publie sur son site une exposition consacrée à la musique pendant la guerre ▶

Depuis ses débuts le 7ème art nous a parlé de cette Première Guerre Mondiale par le biais de cinéastes comme Abel Gance avec J’accuse (1919), Charlie Chaplin avec Shoulder Armes (1918). En 1925 King Vidor sort La Grande Parade puis dans les années 30 avec Lewis Milestone (A l'Ouest rien de nouveau, 1930), Raymond Bertrand (Croix de bois, 1931), Ernst Lubitsch (L’Homme que j’ai tué, 1932), John Ford (La patrouille perdue, 1934) ou Jean Renoir (La Grande Illusion, 1937). En 1941 l'américain Howard Hawks sort Sergent York et en 1957 Stanley Kubrick nous plonge dans les tranchées avec son brûlot antimilitariste Les Sentiers de la gloire.

En 1971 Dalton Trumbo sort l'insoutenable Johnny Got His Gun (1971), tandis que Bertrand Tavernier consacrera deux chefs-d’œuvre à la Grande Guerre La Vie et rien d’autre (1989) et Capitaine Conan (1996). En 2001 François Dupeyron dévoile La Chambre des officiers sort et trois ans plus tard Jean-Pierre Jeunet glisse un peu de romantisme dans cette période de terreur avec Un long dimanche de fiançailles. Comme Tavernier dans La Vie et rien d’autre, Jeunet reprend dans son film La Chanson de Craonne, chanté par le condamné à mort "Six-sous".

En 2005 Christian Carion nous parle de fraternité dans les tranchées avec Joyeux Noël, Philippe Triboit évoque dans Les Fusillés de Frédéric Henri Wolfft le premier soldat français fusillé pour l'exemple. Dans Flyboys Tony Bill met en scène l'Escadrille Lafayette, une unité de pilotes volontaires américains tandis que Spielberg nous plonge dans la seconde bataille de la Somme avec Cheval de guerre. Le sort des gueules cassées de la Grande Guerre est aussi un sujet de taille pour le cinéma comme dans La Chambre des officiersCessez le feu d'Emmanuel Courcol, Au revoir là-haut d'Albert Dupontel...

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