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A table, C'est Magnifip !

Publié le
Replay émission du 16 mai 20172:13:00
Education Images/UIG/Getty Images
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Le 16 mai à 20h, de l'apéritif au dessert, C’est Magnifip ! décline tous les plaisirs de la table en musique.

FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par Massimo Bellini.

"Le plaisir de la table est de tous âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours". Jean-Anthelme Brillat-Savarin

Au 16ème et au 17ème siècles, les "musiques de table" (Tafelmusik en allemand) accompagnaient fêtes et banquets. Ces compositions nommées aussi "musique pour les soupers du roi", "mensa harmonica", "mensa sonora" … étaient souvent gaies et légères, comme le Bancheto musicale de Johan Hermann Schein écrit en 1617, ou la Tafelmusik, vaste ensemble de pièces que Georg Philipp Telemann publia en 1733. Progressivement, elles perdirent leur relation avec le banquet pour devenir un genre musical à part entière, un divertimento.

Aussi loin que nous remontons dans le temps, nous trouvons des traces de repas pris en commun. Le traité culinaire le plus ancien est un livre de cuisine mésopotamien exposé sur trois tablettes cunéiformes datant du 2ème millénaire avant notre ère (vers 1700).

En France, si le contenu de nos assiettes a évolué, les coutumes liées au repas sont toujours les mêmes et sa confection est un sujet de conversation infini. Fin 2010, l'Unesco n'inscrivait-il pas le "repas gastronomique des Français" sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité !

A table braves gens, l’heure est à la ripaille et à la joie de vivre et peu importe si l'ivresse est au bout du chemin, nous aurons pris du bon temps.

Qui veut chasser une migraine

N'a qu'à boire toujours du bon

Et maintenir la table pleine

De cervelas et de jambon

Ah, le sacro-saint repas de famille ! Les plats qui évoquent une histoire, le partage des sensations, la décoration de la table, les saveurs inspirées. On rêve toujours de se rassembler autour d'une table. Dans une société individualiste, la pause devient essentielle pour nourrir les liens, même si le moment ne se déroule pas toujours comme on le voudrait.

Impossible d'évoquer la table sans faire allusion au film de Marco Ferreri, La Grande Bouffe, qui fit scandale à sa sortie en 1973 et secoua vivement la croisette du Festival de Cannes. Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Andréa Ferréol furent hués et insultés à l'issue de la projection. L’humain réduit à une mécanique physiologique, l'obscénité de la société de consommation, la vacuité des plaisirs de la chair, la dérive d'un corps social soumis à l'establishment qui ne pouvait que mourir dans l'outrance... tout y était pour révolter les gardiens de la bienséance et du bon goût.

"Des restaurants à Paris nous interdisaient d'aller manger chez eux! Un soir j'étais avec une amie dans un restaurant italien, et un couple est venu me voir, l'homme m'a dit "puisque vous êtes là madame, je sors!!" Ca a été pendant des mois et des mois un grand scandale..." Andrea Ferréol

Et pour clore ces agapes dans la bonne humeur, voici un clin d'oeil à Alain Souchon qui en 1978, sortait Papa Mambo avec le célèbre On est foutu, on mange trop., repris l'année suivante par Carlos.

Mais qu'est-ce qu'on fera quand on s'ra gros ?

*Nous voilà jolis, nous voilà beaux,

Tout empâtés, patauds, par les pâtés les gâteaux.

Nous voilà beaux, nous voilà jolis,

Ankylosés, soumis, sous les kilos de calories*.