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Les musiques des îles, C'est Magnifip !

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Replay émission du 23 mai 20172:03:44
île Caribou - Lac Supérieur - Photo de Nicolas Demers
île Caribou - Lac Supérieur - Photo de Nicolas Demers

Maloya, merengue, zouk, ségué, tsapisky, salegy, séga, biguine, reggae, calypso, bèlè, Gwo-Ka ... mardi 23 mai à 20h, FIP met le cap sur les îles.

FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par Massimo Bellini.

La Réunion, l'île Maurice, Madagascar, Zanzibar, les Seychelles, l’archipel des Comores avec Mayotte, Rodrigues, les Mascareigne, la Martinique, la Guadeloupe, les Bahamas, le Cap-Vert, la Corse, Cuba, Haïti, la Jamaïque, Porto-Rico, la République Dominicaine, Samoa, Tahiti, Trinidad et Tobago... à chaque île ses Us et coutumes et sa musique. Mardi 23 mai de 20h à 22h, la programmation musicale de Pierre François balancera d'une couleur à l'autre pour vous convier au voyage, en plein coeur de la mer et des océans. Terre, terre !

Une virée à Saint-Pierre, le berceau de la biguine, s'impose. Elle est née aux Antilles, après l'abolition de l'esclavage en 1848, jouée par des musiciens qui mêlèrent le bêlè traditionnel à la polka. C'est le grand orchestre d'Alexandre Stellio qui fit connaître la biguine à la Métropole dans les années 30.

Figure de proue du maloya de l'île de la Réunion, Danyèl Waro, fascinant chanteur-poète et résistant, est un des chefs de file de la scène maloya avec Zong, Davy Sicard, Nathalie Natiembe ou encore Gilbert Pounya. Il chante le blues de la Réunion, sur lequel les travailleurs des plantations exprimaient leurs joies et leurs peines.

" Le maloya me ramène à ma part irrationnelle, ma part religieuse, spirituelle. Depuis petit, je vois autour de moi la braise, les tambours qui accompagnent, les fleurs, les odeurs, les goûts, c'est un univers extraordinaire. Le maloya me fait rentrer pleinement dans mon pays ". Danyèl Waro

Si notre griot blanc est enraciné à sa terre et fabrique lui-même ses instruments de musique (le kayanm, le bob et le roulèr), il est aussi ouvert sur le monde. Offrant une échappée belle vers les vertiges d'une transe partagée, Danyèl Waro vient de sortir son dixième album Monmon , une ode aux mères de famille et au maloya.

Partons maintenant sur l'archipel du Cap-Vert. Située au carrefour de quatre continents, elle est le pays de métissage. De nombreux naviguants ont contribué au brassage des rythmes et des mélodies. Le fado, la polka, la mazurka, la contredanse venus d'Europe, la samba et la bossa venues d'Afrique puis du Brésil, le merengue et le zouk des Caraïbes ...ont voyagé jusqu'au Cap-Vert. La morna,saudade plaintive emblématique du "petit pays", chante la mélancolie, l'amour perdu et la douleur de l'exil. Cesária Evora, la diva aux pieds nus, découverte après 50 anns de galère, est une de ses interprètes les plus célèbres. Sa protégée, Lura, née dans le quartier créole de Lisbonne, d'un père originaire de Santiago et d'une mère née dans les îles capverdiennes, a été bercée par les deux cultures et influencée par la musique africaine et la soul américaine. Les voici réunies en langue créole sur Moda Bô :

Cap sur l'île de Trinitad, avec le poète, essayiste, musicien, chanteur et conférencier Anthony Joseph, que FIP invitait sous ses jupes en juin 2016. Le londonien, " figure de proue de l’avant-garde afro caribéenne " met en musique ses textes "engagés", mêlant jazz, afro-beat et soul. Au printemps 2016, à Paris, il enregistrait son sixième album Caribbean Roots, en collaboration avec le percussionniste guadeloupéen Roger Raspail. Avec ce dernier opus, Anthony Joseph et ses musiciens convoquent tout à la fois le gwo-ka de Guadeloupe, des rythmes cubains et jamaïcains, du calypso ... emmenés par ses lignes de chant entre spoken word et mélodies inspirées.