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Les 7 péchés capitaux, C'est Magnifip !

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Replay émission du 24 octobre 20171:59:35
Photo de Jeffrey Coolidge / Getty
Photo de Jeffrey Coolidge / Getty

Ces maux qui nous tiennent tête ont chacun leur petite musique. FIP les parcourent, pour le meilleur et pour le pire.

Fip explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Frédérique Labussière et réalisée par Massimo Bellini.

Mardi 24 octobre de 20h à 22h, Fip explore ces péchés qui mènent le monde. On les nomme les 7 péchés capitaux ( "capital" du mot latin "caput" : "la tête") car tous les autres en découlent. Dirigeant toutes les mauvaises actions des êtres humains, ils freinent la croissance spirituelle de chacun. En quelque sorte, ils seraient le mal absolu. Oulala !
Avec gourmandise, notre programmateur Patrick Derlon se charge de l'affaire.

400 après J.C. le moine Évagre le Pontique qui vivait en ermite, fut le premier à identifier huit passions néfastes, estimant que tous les comportements impropres trouvaient leur origine dans une ou plusieurs de celles-ci. Son disciple Cassien mit aussi les chrétiens en garde, tout comme le pape Grégoire le Grand pour qui l'orgueil était le plus grand des vices. Au début du 13ème siècle, le religieux de l'ordre dominicain Thomas d'Aquin, théologien et philosophe, en fixe la liste dans sa Somme théologique, un traité écrit entre 1266 et 1273 qui reste inachevé. Il mentionne d'ailleurs qu’il serait plus juste de les nommer « vices fondamentaux ». Et dans tout ce remue-ménage, "l'impureté" a disparu.

Et voici que l'orgueil, l'avarice, la gourmandise, la luxure, la colère, l'envie, la paresse deviennent les 7 mamelles de notre destin !

Mais ces 7 péchés capitaux sont parfois capiteux. A défaut de nous ouvrir les portes du paradis, ils nous entrainent furtivement au 7ème ciel.
Ils ont inspiré les cinéastes Roberto Rossellini, Jean Dréville, Claude Autant-Lara, Georges Lacombe, Carlo Rim, Yves Allégret et Eduardo De Filippo réunis dans Les sept péchés capitaux, un petit bijou de cinéma réalisé en 1952 sur une musique d'Yves Baudrier et René Cloërec. On se délecte de cet extrait qui met en scène la gourmandise :

Et comme un péché en amène toujours un autre, FIP vous balade de la jalousie à la luxure en passant par la colère, parfois si juste lorsqu'elle s'indigne comme Pierre Perret, "vert de colère contre ces pauv’ typ’s qui bousillent la terre ". parfois si néfaste et insupportable lorsqu'elle est dûe à l'intolérance à la frustration.

Et pour ne pas s'étendre sur tous ces péchés capitaux qu'il est capital de comprendre pour en saisir toutes les conséquences, terminons par la paresse, "la mère de tous les vices" qui d'ailleurs, ne figurait pas dans les premières listes des péchés capitaux et remplaça l’acédie, "peste de l'âme" diagnostiquée par les pères du désert, à la fin du Moyen Âge. Ici elle sera notre voix de salut.

Rien de tel pour terminer que La paresse chantée par Juliette dont le répertoire est truffé de péchés capitaux :

Pour finir ma chanson voilà que j´ai la flemme. Par malheur mes amis si vous ne dormez pas, si le cœur vous en dit achevez-la vous-même, sans faire trop de bruit en fredonnant tout bas : Moins fort! Encore moins fort. Juliette