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Le Golf-Drouot, C'est Magnifip !

Publié le
Replay émission du 9 mai 20172:03:46
Johny Halliday et Vince Taylor au Golf Drouot | Bertrand Rindoff Petroff/Getty
Johny Halliday et Vince Taylor au Golf Drouot | Bertrand Rindoff Petroff/Getty

Le 9 mai à 20h, FIP vous plonge dans l'univers du mythique temple du rock parisien qui ferma ses portes en 1981.

FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par Massimo Bellini.

Mardi 9 mai de 20h à 22h, C'est Magnifip vous embarque dans le 9ème arrondissement de Paris, là où la jeunesse a découvert le rock and roll. De Oui mon cher chanté par Johnny à Vivre libre par Dynastie Crisis, en passant par Le grand M de Billy Bridge, Reviens Sophie par Christophe, Et moi et moi et moi de Jacques Dutronc, Misrilou interprété par The Beach Boys ou encore Les cornichons de Nino Ferre, la programmation d'Armand Pirrone vous replonge dans les années folles du Golf Drouot et ce sentiment de liberté que ses adeptes venaient y trouver.

Le Golf Drouot fondé en 1955 et situé à l’étage du Café d’Angleterre, sur les grands boulevards de Paris, près du métro Richelieu Drouot. Sous la houlette d’Henri Leproux, barman puis chanteur de charme, le salon de thé peu fréquenté équipé d’un mini-golf à 9 trous devint une discothèque dès 1961. La jeunesse s’y regroupe pour écouter la musique made in USA. On y entend les premiers Bill Haley, Elvis Presley, Jerry Lee Lewis sur l'électrophone du barman.

Avec son juke-box marqueté en bois verni, riche de 100 disques et donc de 400 titres que les jeunes peuvent écouter à loisir après avoir commandé un soda ou un coca, le Golf-Drouot avec son ambiance unique devient vite le lieu à la mode pour les passionnés de la musique rock qui déferle sur le monde. À la fin des années 1950. Schmoll ( Claude Moine,Eddy Mitchell et les Chaussettes noires) et Jean-Philippe Smet ( Johnny), Long Chris et Jacques Dutronc sont parmi les premiers à s'y produire.

Le Golf-Drouot devientnt une vraie discothèque en 1961 et dès le début 1962 les jeunes musiciens et chanteurs sont invités à se produire sur scène lors du tremplin du vendredi soir. Quatre ou cinq groupes se succédent pour participer au concours. De très nombreux artistes débutants y tentent leur chance comme Gene Vincent, Les chats sauvages, Dick Rivers et le jeune Claude Moine et ses Chaussettes noires :

Johnny a 14 ou 15 ans lorsqu'il arrive au Golf. Henri Leproux le propulse sur le devant de la scène et devient son manager. C'est grâce à ce dernier que la carrière du jeune homme débute chez Vogue avec le premier 45 tours en 4 chansons, dont T'aimer follement .

« Le Golf a été très important pour moi, dira Johnny plus tard, car c’est là que j’ai osé pour la première fois, en dehors de ma chambre, chanter devant un véritable public français de connaisseurs. » Johnny Halliday

Près de 6000 groupes amateurs ont tenté leur chance au temple du rock et parmi eux, Les Pirates de Dany Logan, Billy Bridge et les Mustangs, Long Chris et les Daltons, Minou et les Dalmatiens, les Cyclones (Jacques Dutronc et les Charlots), Sylvie Vartan, Sheila, Claude François, Alain Chamfort,Valérie Lagrange, Michel Jonasz ( Vigon et les Lemons)....
Toutes les musiques les plus novatrices et osées vont s'y jouer. De 1965 à 1970, la scène anglaise débarque aussi Golf : les Who, David Bowie. Le lieu est plus que jamais une rampe de lancement. Variations, Martin Circus, Présence (Daniel Balavoine), Téléphone, Starshooter viennent y trouver la lumière.