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La Planète Blues, C'est Magnifip !

Publié le
Replay émission du 14 novembre 20171:59:11
B.B. King - Capital Radio Jazz Festival le 17 juillet 1982. Photo de Michael Putland/Getty
B.B. King - Capital Radio Jazz Festival le 17 juillet 1982. Photo de Michael Putland/Getty ©undefined

En douze mesures et quelques accords, FIP vous entraîne dans l'univers de cette musique populaire qui donné naissance aux courants jazz, rythm n' blues, rock, country, soul, pop...

Fip explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Frédérique Labussière et réalisée par Massimo Bellini.

Mardi 14 novembre de 20h à 22h, la programmation d'Armand Pirrone vous balade de Come on in the kitchen de Robert Johnson à You are my love Eddy Boyd, en passant par Blues shadows de B.B. King, Tin pan alley de Stevie Ray Vaughan, Le diable en hiver de Paul Personne, Medicine man de John Mayall ou encore Freedom train d'Eric Bibb ...

Are you ready ? Come on !

Le blues est né dans le sud des Etats-Unis. Il prend racine dans les champs de coton autour du Delta du Mississippi afin d'aider les esclaves noirs à supporter leur condition. Les danses étant interdites ainsi que les tambours, les esclaves inventent des chants qui rythment le travail dans les plantations. Perpétués par une tradition orale ils étaient le reflet des émotions et des âmes.

En 1920, la pianiste, actrice, chanteuse de cabaret Mamie Robinson, connue sous le nom de Mamie Smith, sort le premier disque de blues Crazy Blues. Elle était alors la vedette de la revue Maids of Harlem, dirigée par Perry Bradford qui a écrit la chanson. Ce fut un grand succès commercial, surtout dans la communauté noire :

Le blues se nourri des évolutions sociétales, historiques, politiques ou culturelles du 20ème siècle. Il se transforme, s'enrichissant d'influences musicales diverses. Aujourd'hui il est joué partout.

Né dans le terreau du Sud des Etats-Unis, de la misère morale et matérielle des Noirs victimes d’une ségrégation impitoyable et volontairement humiliante, le blues a connu un destin totalement imprévisible. A l’origine musique ethnique de parias destinée exclusivement aux Noirs, il est devenu, en moins d’un siècle, une des clés de voûte de la musique populaire dans le monde entier... Gérard Herzhaft - Extrait de La grande encyclopédie du blues.

On évoque bien-sûr le Delta Blues, dont les premiers enregistrements sont arrivés dans les années 20, avec des artistes comme John Lomax, Leadbelly, Son House, Willie Brown, Elmore James ... et surtout Robert Johnson qui reste l’une des grandes icônes du genre et nous laisse des titres aussi célèbres que Ramblin on my mind, Crossroads ou encore Sweet Home Chicago repris notamment par les Blues Brothers ou Eric Clapton.

Avec l'exode rural vers les grandes cités, le blues s'électrifie. On ajoute d'autres instruments comme les cuivres et la ligne mélodique est souvent jouée par la guitare. Le légendaire T Bone Walker est parmi ceux qui ont popularisé ce blues moderne urbain de la côte ouest. B.B. King, Clarence "Gatemouth" Brown, Pee Wee Crayton, Buddy Guy ... se sont inspirés de son jeu. On se souvient de son fameux Call it Stormy Monday que reprendront plus tard le Allmann Brothers Band.

Citons encore une des idoles du Chicago Blues, Muddy Waters, ses premiers succès I can't be satisfied, Rollin Stones, et son style qui a aussi influencé Eric Clapton, Led Zeppelin, The Rolling Stones, Jimi Hendrix .

John Lee Hooker, l'ambassadeur du Detroit Blues au jeu hypnotique est passé à la postérité. Son tube Boom Boom aurait pris ce nom grâce à sa facheuse manie d'être toujours souvent en retard lorsqu'il jouait dans les petits bars de Detroit et notamment dans l'un d'eux où la barmaid lui disait « Boom, Boom, you’r late again », ou « Boom, Boom, I’m gonna shoot you down » :

Il sera question aussi du Blues Revival qui part d'Europe à la fin des années 60. Tous les grands groupes de cette époque ont été influencés par le blues, tel Jimi Hendrix Experience, Grateful Dead, Eric Clapton, les Rolling Stones ... Hendrix lui, était imprégné du blues de Muddy Waters, Elmore James, Ray Charles, Big Joe Turner, Howlin' Wolf ou John Lee Hooker que son père écoutait beaucoup.

Le blues d'aujourd'hui est aussi de la partie avec What's a killer like you gonna do there? de Zeal and Ardor, Six weeks de Son of Dave, Freedom train d'Eric Bibb, The blues went to Africa de Mighty Mo Rodgers et Baba Sissoko ou encore Lemon Pie de Shemekia Copeland :