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La Folle Journée explore la Nature, C'est Magnifip !

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Replay émission du 2 février 20162:00:12
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La Folle Journée de Nantes invite tous les publics à découvrir comment le génie des compositeurs s’est inspiré de la Nature, de ses saisons, de ses bruits et de ses émotions. Le 2 février, FIP est à ses côtés pour célébrer Dame Nature en folles envolées.

Mardi 2 février à 20h C'est magnifip se met au diapason de la manifestation nantaise pour frémir à l'unisson à l'évocation de la nature. Une émission animée par Frédérique Labussière et réalisée par Massimo Bellini. La programmation musicale est signée Luc Frelon.

Détrôner les préjugés sur la musique classique, ouvrir de nouveaux horizons, faire découvrir des compositeurs, offrir une proximité avec les musiciens, voilà la mission de la Folle Journée de Nantes, un festival unique où se croisent tous les publics, mélomanes avertis, amateurs et profanes. Après 20 ans consacrés aux compositeurs, la Folle journée aborde dorénavant la musique de manière thématique. Après les passions en 2015, ce sera la danse en 2017 et l’exil en 2018.

La musique est véritablement née de la nature René Martin, directeur artistique de La Folle Journée

De tout temps l'infinité de ses sons ont charmé les artistes. Les oiseaux, le vent, les vagues, la pluie, le tonnerre, la tempête, les bois ont été mis en musique. L'évocation des paysages suffit à procurer une émotion sans pareil. Au 16ème siècle on aime imiter la nature, et le compositeur Clément Janequin cherche à reproduire l e Chant du Rossignol. Au 17ème, Lully suggère le sentiment de la nature, ainsi que le lyrique Rameau et le plus poète de nos clavecinistes Couperin. La pianiste Shao-Hsun Chang interprète ici Le Rappel des oiseaux de Jean-Philippe Rameau en 2012 au Shandelee Music Festival in New York :

Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi (1678-1741) rendent un véritable hommage à la nature. La partition est interprétée ici par le Königliches Concertgebouw-Orchester dirigé par les deux premiers violons Vesko Eschkenazy et Liviu Prunarud. Beethoven goûtera les bienfaits des longues promenades au cours desquelles il trouve le repos et la paix. La Symphonie n°6 "Pastorale" respire cette sérénité.

Quel plaisir alors de pouvoir errer dans les bois, les forêts, parmi les arbres, les herbes, les rochers. Personne ne saurait aimer la campagne comme moi. Les forêts, les arbres, les rochers nous rendent en effet l'écho désiré. Beethoven, lettre à Theresa Malfatti, Vienne, mai 1810.

Les romantiques Schubert, Schumann, Liszt, Brahms s'enivrent d'une nature divine. Elle est très présente au 20ème avec Malher et Strauss... De Claude Debussy à Messiaen en passant par Maurice Ravel ou Henri Dutilleux, la nature est source de bien des désirs créatifs. Olivier Messiaen était aussi ornithologue. Il retranscrivait la ligne mélodique des chants d'oiseaux qu'il observaient lors de ses ballades alpines. Il ajoutait à son language, les sons des éléments naturels comme l'eau, le vent, le cri d'un rapace nocturne. "Les paysages puissants et solennels de La Grave, face aux glaciers de la Meije, sont ma vraie patrie ".
Voir son "Catalogue d'oiseaux " et le "Réveil des oiseaux " pour piano solo et orchestre :

La nature et ses mystères sont bien sûr présents dans la poésie et la peinture. Les poèmes du grand maître du haïku, Bashô (1644-1694) émergent de l'intuition soudaine, du sentiment éprouvé à l'observation des paysages et des scènes de la vie quotidienne. La musique très subtile de son compatriote, le compositeur Tôru Takemitsu (1930-1996), est marquée par les sons des bruissements de feuilles, de l'océan, de la pluie et autres sons aquatiques :

Du 3 au 7 février, La Folle Journée invite de grands solistes classiques, des orchestres symphoniques, les Maîtres tambours du Burundi. qui rythment les travaux des champs. L’Ensemble allemand Spark, un des orchestres de chambre les plus prometteurs et innovants de la scène classique internationale transportera le public au cœur des grands espaces et des phénomènes naturels avec "Wild Territories " :

Ou encore Johnny Rasse l'imitateur virtuose de chants d'oiseaux, l’Orchestre Méditerranéen-Andalousien d’Ashkelon qui célèbre les jardins orientaux, le spectacle Cosmophobies qui associe musique, vidéo et le talent de conteur de l'astrophysicien Hubert Reeves. Ne manquez pas la lecture musicale de la grande harpiste Isabelle Moretti avec Pierre Rabhi qui lira des passages de son livre "Parole de terre ", un bilan de notre civilisation qui, voulant dominer la Terre, la torture et la désacralise.
Notez aussi la création phare de la Folle Journée, "Time Lapse " de Ezra et la Cie Organic Orchestra avec le pianiste et compositeur luxembourgeois Francesco Tristano. Un spectacle mêlant classique et moderne, électro, human box, lumière, vidéo, corps en mouvement.

Du 3 au 7 février, environ 300 concerts de 45 minutes investiront la Cité des Congrès et le Lieu Unique de Nantes, alors que la serre du jardin des plantes acueillera "le cinéma pour l'oreille" de l'audio-naturaliste Boris Jollivet.

Mardi 2 février, en parfait accord avec cette " Folle Journée ", C'est magnifip sera bucolique, biologique, ludique, déraisonné et pourquoi pas catastrophique. Rendez-vous au prochain orage :