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C'est Magnifip ! sur les traces d'Andy Warhol

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Replay émission du 14 mars 20172:00:23
Andy Warhol et son chien Archie - Photo Jack Mitchell/Getty
Andy Warhol et son chien Archie - Photo Jack Mitchell/Getty ©undefined

Le pape du Pop art est mort il y a 30 ans. Mardi 14 mars à 20h, FIP met en lumière son œuvre largement influencée par l'avant-garde musicale.

FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par massimo Bellini.

Dans les années 60, considéré comme un génie de la démesure pour les uns, un mystificateur pour les autres, le dandy à lunettes noires et à la chevelure argentée ébranle les conventions. Peintre, illustrateur, photographe, cinéaste, producteur, éditeur, auteur, le touche-à-tout subversif réinvente le rapport du spectateur à l’œuvre d'art.

Du Andy Warhol de David Bowie au Killing Andy Warhol des Simple Minds, en passant par Love is all around, tiré de la BO du film I shot Andy Warhol par le groupe REM, Bye, bye baby chanté par Marylin ou encore Here she comes now, du groupe Nirvana en hommage au Velvet, la programmation de .......explose les cadres.

Andy Warhol naît Andrew Warhola, le 6 août 1928 à Pittsburgh. En 1937 il développe une maladie infectieuse (la chorée, appelée aussi la danse de Saint-Guy) qui le garde au lit durant plusieurs mois. C’est à cette époque qu’il commence à s’intéresser au dessin et à la photographie. Fasciné par la célébrité, il collectionne les clichés dédicacés des stars de cinéma. Plus tard, il étudie au Carnegie Institute of Technology de Pittsburgh dans la section "Painting and Design" d’où il sort diplômé. Installé à New-York, il commence à travailler comme artiste publicitaire, notamment pour les magazines Glamour, Vogue, Seventeen, The New Yorker, Harper's Bazaar ? C’est alors qu’il prend le nom d’Andy Warhol. Sa publicité pour le fabricant de chaussures I.Miller obtient la médaille du Thirty Fifth Annual Art Director's Club Award's.

La danse, le cinéma, la musique font pleinement partie de sa vie et de son oeuvre. Grand amateur de la musique expérimentale, il s’en inspire pour réaliser ses avatars. Il collectionne les disques de sa première idole Judy Garland et d'Elvis Presley, des livres de John Cage, des billets d'opéra et de concerts des Rolling Stones. Pour ces derniers il fera la pochette mythique de l'album Sticky Fingers et d'autres comme Emotional Tatoo ou Love you live.

Andy Warhol s'impose dans le milieu artistique et publicitaire du New-York des années 60. C’est l’âge d’or de l’Amérique, le paradis de la société de consommation. Artiste de la répétition, il reproduit en sérigraphies, les portraits de Marilyn Monroe, Liz Taylor, Mao, Jacky Kennedy, …en multiples exemplaires. Il fait de même avec les produits de consommation des grandes surfaces.

Des Self-portraits (1966-1967, 1981) aux Brillo Boxes (1964), des portraits filmés (les Screen Tests, 1964-1966) aux papiers peints les Cows (1966), du cinéma expérimental aux Silver Clouds et aux pochettes de disques des artistes en vogue, Andy Warhol exacerbe les traits de son époque :

On ira voir du côté de son groupe fétiche, le Velvet Underground, symbole de l’Underground new-yorkais qui a plongé le rock dans une ambition expérimentale alors inconnue. Fondé par Lou Reed, John Cale, Maureen Ann Tucker et Sterling Morrison, l’esprit du Velvet a été très influencé par l’utopie artistique portée par leur mécène, leader charismatique de la célèbre Factory, un grand loft du 231 East Forty-Seventh Street aux murs recouverts de feuilles d’aluminium, transformé en lieu de production et de rencontres de la scène underground. C’est Warhol qui a produit le premier album du Velvet et a poussé Nico à y poser sa voix pour apporter de la lumière au groupe. La banane mythique a servi de pochette au Groupe.

A la Factory, on croise aussi Jonas Meckas, John Cage, Stephen Shore, Merce Cunningham, Franck Stella et tant d’autres pour qui le lieu et la figure tutélaire de Warhol sont un ancrage. On y écoute de la musique, on déclame des poèmes, on filme, on peint, on drague et on fabrique des "super stars". Le Prince du Pop Art y imposait que chacun, chacune trouve son style et fasse de sa vie une œuvre d’art. Son happening multimédia Exploding Plastic Inevitable, réalisé avec le Velvet Underground, est une oeuvre d'art total, héritage de sa culture wagnérienne :

En 1987, à la suite du décès de Warhol, Lou Reed, le Prince de la nuit et des angoisses ( comme le nommait Warhol), et John Cale mettent de côté leurs différends pour composer un album en hommage à leur mentor. Songs for Drella (Drella étant le surnom d'Andy Warhol, mélange de Dracula et de Cinderella). Avec le titre Open House, il se rappelle des heures fastes de la Factory :

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