C'est Magnifip : spécial hors-série des Inrocks "1967"

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Replay émission du 2 mai 20171:59:49
Syd Barett et Pink Floyd | photo : Andrew Whittuck/Redferns/Getty
Syd Barett et Pink Floyd | photo : Andrew Whittuck/Redferns/Getty ©undefined

Mardi 2 mai à 20h, C’est Magnifip retrournera en 1967, pour explorer cette année riche en musique psychédélique et révolutionnaire.

FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par Massimo Bellini.

A l’occasion de la sortie du hors-série des Inrocks spécial 1967, C’est Magnifip ! s’orne de fleurs et de couleurs et revient sur ces 12 mois plein de musique. Véritable carrefour de différents mouvements musicaux et culturels, 1967 a vu se croiser des albums comme le Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles, The Doors du groupe de Jim Morrison ou encore le psychédélique Piper at the Gates of Dawn des Pink Floyd. Le changement des mœurs à travers le monde, sur l’avortement et la pilule contraceptive notamment, se voit accompagné d’une chanson française plus libérée. Dans les festivals, drogue et amour transportent une jeunesse hédoniste et utopique.

Des festivals, comme le Monterey Pop Festival en Californie en juin 1967. Pendant ces trois jours, immortalisés par le cinéaste D.A. Pennebaker (Monterey Pop, 1968), d’immenses artistes se succèderont sur scène dont The Who, The Mamas and the Papas, The Jimi Hendrix Experience, Canned Heat, The Byrds, Simon and Garfunkel, et bien d’autres… Jimi Hendrix y marquera les esprits à la fin de son concert en mettant le feu à sa guitare avant de la fracasser, tandis que la chanteuse Janis Joplin se fera connaître auprès du grand public, en faisant impression lors de son concert. Les artistes n’étaient pas payés (seulement défrayés), et les recettes étaient reversées à des œuvres de charité.

Du côté de la France, les cinéphiles voient cette année-là apparaître de grandes bandes originales de films. Avec Anna en janvier, dont Serge Gainsbourg signera la musique. Puis, les sœurs Catherine Deneuve et Françoise Dorléac viennent illuminer l’écran en mars avec leur chanson Les Sœurs Jumelles dans le film Les Demoiselles de Rochefort réalisé par Jacques Demy. Pendant ce moment-là, Jacques Dutronc passe l’année 1967 à séduire les foules en donnant plus de 200 concerts. En mai, il sort son tube J’aime les Filles, symbole de cette libéralisation des mœurs dans l’hexagone, et qui viendra rapidement se hisser en tête des ventes.

1967, c’est aussi l’année du "Summer Of Love". Cet "été de l’amour", qui rassemblait 100 000 jeunes dans le quartier de Haight-Ashbury à San Francisco, a représenté un chapitre important dans les années hippies. L’idée était, dans le sillage de la Beat Generation de Jack Kerouac et d'Allen Ginsberg, d’affirmer les valeurs d’une jeunesse en opposition à la culture dominante aux Etats-Unis. C’est cet esprit contestataire qui va venir définir l’âme de cette année 1967, depuis la musique psychédélique jusqu'au jazz en passant par le blues, sur les étendues d’herbe des festivals, et dans le cœur d’une jeunesse rebelle.