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« Sunder », nouvelle mutation de Nicolas Jaar

Publié lepar Ghislain Chantepie
Nicolas Jaar au Sonar Festival en 2017 à Barcelone (Santiago Felipe/Redferns)
Nicolas Jaar au Sonar Festival en 2017 à Barcelone (Santiago Felipe/Redferns) ©Getty

L’activiste électronique annonce un nouvel album et dévoile un premier extrait à l'atmosphère impénétrable.

Profonde, élégante, fantastique : la musique de Nicolas Jaar cumule les attributs à défaut de pouvoir être étiquetée. Dans le grand bain des productions électroniques, le compositeur américano-chilien détonne, emprunte à mille textures sans en révéler une seule, arpente avec ses différents projets un paysage sonore vierge ou presque. A seulement 20 ans, Jaar sortait en 2010 Space Is The Only Noise, un premier album hypnotique, fait d’une techno spectrale et parsemé de jazz exotique. Il rejoignait alors la success-story de la diaspora électronique chilienne emmenée par Matias Aguayo mais surtout le parrain de choix Ricardo Villalobos dont Jaar assume alors pleinement l’influence.

Six ans plus tard et après l'aventure de son duo Darkside qui le mena sur les scènes du monde entier, Nicolas Jaar était de retour avec Sirens, un second album solo en six actes de 47 minutes, un monde parallèle que Jaar voulait lointain et proche en même temps où le passé ne cessait de croiser un futur prophétique. Depuis lors, l’activiste électronique s’est montré infatigable, composant des BO ou travaillant pour d’autres (FKA Twigs, The Weeknd) mais multipliant aussi les alias jusqu’à publier sous son blaze Against All Logic deux albums bien plus dancefloor dont le dernier n’est vieux que d’un petit mois.

Aujourd’hui, c’est bien sous nom propre que revient cette fois-ci Nicolas Jaar en annonçant pour la fin mars un nouveau disque baptisé Cenizas (cendres en espagnol) attendu sur son propre label Other People. Un album composé à New-York entre 2017 et 2019 et qui se dévoile d’ores et déjà avec Sunder, un premier extrait morphologique où synthés, craquements et enregistrements de terrain enrobent les chuchotements répétitifs du musicien dans une atmosphère on ne peut plus impénétrable.