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Les basses obsédantes de Deena Abdelwahed

Publié lepar Ghislain Chantepie
Deena Abdelwahed | Infine
Deena Abdelwahed | Infine

L’activiste tunisienne dévoile « Ah’na Hakkeka », premier extrait ténébreux d’un nouvel EP attendu en janvier prochain.

Deena Abdelwahed n’a pas trainé. Un an tout juste après la sortie de son radical premier album Khonnar (prononcez Ronnar), la DJ et productrice tunisienne revient aujourd’hui avec un nouvel EP annoncé pour janvier prochain sur le label Infiné.

Des ombres électroniques qui pétrissent son premier disque, l’ancienne résidente du club parisien Concrete en a fait un manifeste conceptuel, une critique en règle et chantée en arabe des inégalités sociales, de genre et de générations. Une diatribe expérimentale et citoyenne, où les nappes caverneuses de sa techno futuriste deviennent paradoxalement les meilleures armes pour combattre l’obscurantisme.

Sans renoncer aux ténèbres qui emplissent sa musique, Deena Abdelwahed revient aujourd’hui avec un nouvel EP aux sonorités plus club, une ambition dancefloor bien connue de ceux l’ayant déjà éprouvée derrière les platines. Premier extrait dévoilé, Ah'na Hakkeka mise ainsi sur des basses toujours sombres mais lancinantes, déroulant sur six minutes une transe hybride et rebelle ponctuée de chœurs d’outre-tombe. Obsédant.