Menu
Écouter le direct

Bonobo signe son retour avec l’extatique "Rosewood"

Publié lepar Ghislain Chantepie
Bonobo version 2021 | Grant Spanier
Bonobo version 2021 | Grant Spanier

Le producteur britannique annonce un nouvel album chez Ninja Tune et dévoile un premier extrait entêtant en forme d’ode aux dancefloors perdus.

Bonobo est donc de retour. Le musicien électronique vient d’annoncer la sortie le 14 janvier prochain de Fragments, son septième album studio attendu comme presque tous ses prédécesseurs chez les Londoniens du label Ninja Tune. C’est peu dire que Simon Green - de son vrai nom - incarne aujourd’hui l’une des plus grandes figures de la maison fondée par Coldcut, auréolé du succès critique et public qu’ont rencontré ses dernières productions. Migrations, son dernier disque en date publié il y a quatre ans consacra d’ailleurs plus que tout autre son électronique vivifiante, constituante sûrement une forme de zénith pour le Britannique qui y offrait, à sa manière, un regard et un message puissant sur son époque.

Qu’a donc à dire Bonobo, aujourd’hui, sur ce monde qui a déjà tant changé depuis la sortie de Migrations ? S’il faudra attendre quelques mois avant de le découvrir en intégralité, on sait déjà de ce Fragments qu’il a, comme tant d’autres disques récents, été largement composé dans l’étroitesse des derniers confinements. Une période au cours de laquelle Green aurait également trouvé son inspiration sonore au cours de fuites solitaires en pleine nature, à l’instar d’autres productions électroniques récentes. 

Si de nouveaux instruments comme la harpe ainsi que de nombreux invités (Jordan Rakei et Kadhja Bonet notamment) sont déjà annoncés sur ce disque, c’est avec un premier extrait en forme de trait d’union que le musicien lève le voile aujourd’hui sur son nouveau projet. Avec ses textures qui paraitront familières aux fans du producteur, Rosewood s’affiche ainsi quasiment comme un morceau du monde d’avant, guidé en cela par son entêtant sample de house introductif. Bien vite pourtant, Bonobo semble vouloir y brouiller les pistes tandis qu’un mouvement organique et extatique lui offre les apparences d’une ode aux dancefloors perdus.