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Avec Giscard, Dombrance célèbre les étés perdus

Publié lepar Ghislain Chantepie
Dombrance
Dombrance

Le producteur parisien fait campagne avec l’ancien président dans un nouveau mirage de pop synthétique.

« La voix hallucinatoire répète un mantra surréaliste : « François Fillon. François Fillon. François Fillon. »  Étrange ambiance que celle qui régnait dans le studio de Dombrance lorsqu’il prit la décision, il y a quelques mois, de se lancer dans un nouveau projet solo. Même s’il entend désormais des voix, Bertrand Lacombe de son vrai nom n’est pas un inconnu et s’agite déjà en solo depuis une quinzaine d’années aux confins de la pop, du rock et de la musique électronique. Mais aussi à travers plusieurs groupes plus ou moins éphémères dont le dernier en date, DBFC, avait embrasé sous la forme d’un Soulwax tricolore les Trans Musicales 2014.

Et c’est à Rennes, encore, que le producteur parisien présentait pour la première fois en décembre dernier son nouveau disque à la croisée du clubbing et de la farce électorale. Propulsé par un premier extrait en forme de raffarinade sidérale, Dombrance déroulait alors son meeting discoïde devant le public compact de la plus grande scène des Trans. Et alors que les avatars de Chirac, Hulot et autres Taubira devraient rejoindre un album complet d’ici la fin de l’année, c’est avec l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing que Dombrance poursuit d'ici-là sa campagne musicale.

Mirage de pop aux effluves nostalgiques, ce Giscard d’Estaing  lorgne ainsi vers des ambiances seventies auxquelles Dombrance offre un solo de synthé éthéré, l'ensemble agissant comme la bande-son d’un été perdu. Croqué comme ses collègues par l’excellent Olivier Laude, VGE prend ici à l’image les allures d’un estivant d’une autre époque, soignant son swag en sirotant son Perrier dans un azur lointain où virevolte encore un Concorde. On s'y croirait (presque).