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L’orchestre à nu de Léonie Pernet

Publié lepar Ghislain Chantepie
Léonie Pernet en 2019 à Paris | Léa Salomon
Léonie Pernet en 2019 à Paris | Léa Salomon ©Radio France

La productrice parisienne dévoile « Les pères pleurent en écho », premier extrait ténébreux d’un nouvel EP attendu à la fin du mois.

Un sombre mystère se dégage de la musique de Léonie Pernet. Il y a du Jeanne Added, du Martina Topley-Bird même chez cette ancienne batteuse de Yuksek qui manie aussi bien le piano que les percussions ou les séquenceurs. Parfois rock, plus souvent électronique, son premier album Crave  publié l’automne dernier sur le label Infiné se jouait ainsi franchement des frontières, mêlant intelligence sensible et mélancolie mutante avec pour résultat une forme de complexité personnelle très intrigante. Après une série de dates qui l’a menée jusque au cœur de l’église Saint-Eustache cet été accompagnée de Malik Djoudi, Léonie Pernet revient aujourd’hui avec The Craving Tape, cinq compositions acoustiques réunies dans un nouvel EP attendu à la fin du mois. 

Premier extrait dévoilé aujourd’hui, Les pères pleurent en écho est un titre doux et intime, taillé dans une pop instrumentale où la voix de Léonie Pernet questionne une forme de mystère poétique. Au piano mélancolique de la Parisienne répondent ici les violons et violoncelle de ses complices Félicie Bazelaire et Arthur Simonini jusqu’à atteindre la corde sensible. Classe.

J'ai enregistré en deux jours sur un piano à queue dans un studio à Ivry Sur Scène, flanquée de partitions que j'avais écrites en amont pour les cordes. C'est en la déshabillant que l'on sait si une composition tient la route. Donc je me suis déshabillée pour voir.