Menu
Écouter le direct

"Je veux vivre", le cri et le cœur d’Arno

Publié lepar Ghislain Chantepie
Arno au Trianon en février 2020 à Paris (David Wolff - Patrick/Redferns) Auteur :
Arno au Trianon en février 2020 à Paris (David Wolff - Patrick/Redferns) Auteur : ©Getty

Le rockeur belge célèbre aujourd’hui ses 72 ans en revisitant son répertoire avec le pianiste Sofiane Pamart.

Quel bonheur de recevoir des nouvelles d’Arno. Le chanteur d’Ostende, qui souffle ses 72 bougies aujourd’hui, a comme tant d’autres été privé de concerts et de festivals durant cette année marquée par la pandémie. Mais pour cette grande gueule de la chanson belge, c’est un combat on ne peut plus périlleux qui l’a cloué loin des scènes de longs mois durant après avoir été diagnostiqué d’un cancer du pancréas à la fin de l’année 2019.

Alors oui, quel plaisir de découvrir aujourd’hui un nouvel album d’Arno simplement baptisé Vivre. A ce titre évocateur répond un projet imaginé par Kenny Gates, le patron de sa maison de disques, qui a souhaité lancer une nouvelle collection où le répertoire d’un artiste se voit revisité au son du seul piano. Vivre est ainsi le premier volume de cette nouvelle série où le rockeur belge célèbre, en compagnie du pianiste lillois Sofiane Pamart, une quinzaine de titres composés au fil de ses presque 40 ans de carrière. 

On y retrouve ainsi de grands classiques du chanteur tels Les Yeux de Ma Mère ou encore Lonesome Zorro mais aussi des morceaux plus anciens forgés avec son groupe TC Matic au début des années 80 comme Putain putain. En guise de prélude poignant à ce nouveau projet, Arno dévoile aujourd’hui une relecture minimaliste de son Je Veux Vivre publié en 2016 au sein de l’album Human Incognito. Un disque déglingué et radieux, enregistré à Bruxelles et produit par John Parish où le rockeur y chroniquait de sa voix habitée l'amour, la vieillesse, l'alcool et la tendresse.

« Je veux vivre dans un monde, sans jalousie, sans amants, et où les pessimistes sont contents », chante encore Arno de son timbre écorché dans cette nouvelle version où le piano de Sofiane Pamart semble agir comme un baume apaisant. Côté clip, on découvre à l’écran des images d’archives poignantes du rockeur sur scène mais aussi dans l’intimité d’une loge ou d’un troquet avec amis et complices d’un jour ou de toujours. Bon anniversaire cher Arno.