Menu
Écouter le direct

Jack White réédite trois albums de France Gall

Publié lepar FIP.fr
France Gall / Jacques Haillot / Sygma via Getty
France Gall / Jacques Haillot / Sygma via Getty

Third Man Records sort pour la première fois aux Etats-Unis les vinyles des albums yéyé de la chanteuse : "Poupée de Cire, poupée de son", "Baby Pop" et "1968".

Lorsqu'il a fondé sa maison de disques Third Man Records en 2001, Jack White s'est donné pour mission de produire de nouveaux artistes mais aussi d'effectuer un véritable travail de mémoire sur la culture musicale américaine. Ainsi, le label implanté à Nashville s'est lancé sur les traces d'Alan Lomax en rééditant en vinyle les trésors blues, folk, country ou rock. Le leader des White Stripes, The Raconteurs ou The Dead Weather a semble-t-il flashé sur les productions yéyé des années 60 et plus particulièrement sur sa star française France Gall puisqu'il vient d'annoncer la sortie, le 21 février, des rééditions de Poupée de Cire, Poupée de Son, Baby Bop et 1968.

"Ah que j’aimerais connaître à mon tour l’Amérique" chantait France Gall en 1966 des paroles "candides" qui résonnent aujourd'hui alors que sortent les premiers pressages de vinyle nord-américains des albums qui l'ont propulsé au rang d'icône yéyé. Le public outre-atlantique pourra alors découvrir les premiers succès de la jeune chanteuse principalement écrits par Serge Gainsbourg et orquestrés par Alain Goraguer..

Gagnant progressivement ses galons de chanteuse transgressive avec des titres comme N’écoute pas les idoles, Poupée de cire poupée de son et bien sûr Les sucettes à l’anis, la chanteuse a réussi à se défaire de l'image laissée par les chansons Bonbons de ses débuts. Après avoir remporté l'Eurovision en 1965 avec Poupée de cire, poupée de son, son quatrième album du même nom va devenir un énorme succès européen avec ses productions jazz, yéyé et pop.

Nettement moins réussi, l'album Baby Pop sort un an après et même les trois titres écrits et composés par Gainsbourg n'arrivent pas à sauver ce cinquième album. Le public américain lui préférera sans doute 1968 beaucoup plus pop et psyché. Un septième album sorti en 1968 et annonciateur de la fin des productions yéyé. Alain Goraguer n'est plus de la partie, remplacé par Joe Dassin, David Whitaker, Patrice Gall et toujours Serge Gainsbourg sur plusieurs titres dont Teenie weenie boppie sur lequel France Gall nous parle de LSD. L'album révèle des orchestrations de pop bien sixties avec ses couleurs indiennes (Chanson indienne) ou orientales (Nefertiti). 

Le public américain risque peut-être d'être choqué par l'épouvantable duo de la chanteuse avec Maurice Biraud sur La Petite qui évoque la tendresse d’un homme à l’égard de la jeune fille d’un ami. 1968 marque aussi le dernier album de l'artiste avant une longue traversée du désert interrompue par son association avec Michel Berger dès 1976. France Gall qui nous a quitté il y a tout juste deux ans aurait sans doute apprécié cet hommage discographique d'un artiste américain comme Jack White.

France Gall rééditée sur Third Man Records
France Gall rééditée sur Third Man Records