Trans Musicales : 30 groupes à suivre pour les 40 ans

Le 20 septembre 2018 par
Trans Musicales : 30 groupes à suivre pour les 40 ans
La Kényane Muthoni et son projet Drummer Queen bientôt à Rennes | DR

Le grand festival rennais vient de dévoiler sa programmation 2018. Tour d’horizon des espoirs et des valeurs sûres de cette 40e édition.

Les Trans Musicales de Rennes vont donc souffler cette année leurs 40 bougies. Qui l'eût cru, en 1979, alors que quelques jeunes activistes de l’association Terrapin montaient à la hussarde à la salle de la Cité la toute première édition (estivale) de ce qui est sûrement devenu, depuis, le rendez-vous musical le plus défricheur de l’Hexagone ? Les Trans n’ont certes pas besoin d’un anniversaire ni même d'un slogan ("nouveaux depuis 1979") pour afficher fièrement la constance de leurs élans prescripteurs, nourris depuis les débuts par leur programmateur en chef Jean-Louis Brossard.

Mais quand même, à l’heure où les pères-fondateurs des grands festivals tricolores tirent leur révérence les uns après les autres, les Trans mettent cette année encore les petits groupes dans les grandes salles tout en réservant quelques cadeaux de choix pour leur fête d’anniversaire. Derrière la bonne surprise du rappeur Disiz la Peste qui tiendra le haut de l’affiche du haut de ses 40 ans (lui aussi), voici notre tour d’horizon de 30 promesses, espoirs et valeurs sûres repérées parmi la soixantaine de groupes programmés cette année.

Le thermomètre avant tout

La lutte contre le réchauffement attendra la fin de ces 40èmes Trans. Pour donner vie aux vastes halls glacés du Parc des expositions de Rennes, le groove sous toutes ses formes est bel et bien placé au cœur de la programmation au point qu’une bonne partie des musiques qui font suer sera représentée. Alors, le choix sera difficile cette année entre l’italo-disco du Canadien Bruno Belissimo, la soul magnétique et chaleureuse du bluesman sudiste Robert Finley,  l'afrobeat étourdissant de ses compatriotes Underground System ou encore l’afro-rock anglo-ghanéen des KOG & The Zongo Brigade. Ne ratez pas non plus la jeune Angolaise Pongo, passée par les Buraka Som Sistema et qui mêle aujourd’hui sa jolie voix à un kuduro très 2018. Ni le cocktail tropical du Batave Niels Nieuborg aka Arp Frique qui devrait faire monter la température sans problème avec son synth-funk version latino.

Mais aussi : Muthoni Drummer Queen (RnB - Hip hop / US), Black Pumas (soul / US), Péroké (funk hip hop / Tours).

Des guitares mais pas que

Si les cordes les plus énervées ont secoué la dernière édition du festival avec les Make-Overs et autres Zeal & Ardor, c’est en version post-punk que s’annonce principalement la partition rock des Trans cette année. Et tout ça grâce aux électriques New-Yorkais de Bodega ou encore les géniales Anglaises de Sink Ya Teeth qui donneront une lointaine réplique à la triade ESG passée aux Trans il y a 15 ans. Côté garage, les Parisiens de Psychotics Monks reflèteront la passion immuable du festival pour l’orbite psychédélique. Dans le même genre, on ira voir le rock maghrébin d’Al-Qasar qui tentera de faire aussi bien que les Turcs d’Altin Gün l’an dernier.

Côté pop, Nabiha Iqbal plongera sa voix dans la new-wave la plus originelle et ravira les fans de Cocteau Twins et autres ambiances synthétiques, alors que la jeune rennaise Praa est attendue avec ses rythmes soul aux parfums californiens, dans la lignée des Bretons de Her.

Mais aussi : Indianizer (electronica psyché / Italie), Makeness (pop electro / UK)

Mélange des genres, ovnis et zarbis

C’est le grand sujet des Trans Musicales : croiser les continents, les genres musicaux, les époques et chercher les groupes aux étiquettes les plus exotiques, quitte à tomber dans l’inclassable, voire parfois à de mauvaises surprises sur scène. Pas de risque ici en tout cas avec le funk des Ajate, fusion de groove et de musique traditionnelle servie par cet ensemble japonais remarquable. On ne regrettera pas non le voyage avec les Cyril Cyril et leur poésie psychédélique, le jazz-rap expérimental de l’Américain Ben Lamar Gay et celui plus électronique de l'attendue Aloïse Sauvage. Grande tradition des Trans Musicales, l’Espagnol Vurro sera bien l’homme-orchestre de ces 40 ans, lui qui joue du piano sur une tête de taureau.

Mais aussi : Nihiloxica (afro-techno acoustique / Ouganda), The YD (folk electro / Paris)

Dans le club (one more time)

Les Trans et les musiques électroniques, c’est une histoire longue, glorieuse et désormais bien ficelée. Dans la fosse impressionnante de la Green Room, une bonne partie du spectre sera encore représentée cette année et en provenance de tous les horizons. Depuis Rennes avec le duo ATOEM auteur d’un bel EP cette année jusqu’à Durban avec DJ Lag, pionnier de cette house sombre et minimale mystérieusement nommée Gqom. Avec Ekiti Sound, la bass-music version ouest-africaine fera également vibrer les halls du Parc des expositions cette année, alors que la productrice queer La Fraicheur et la Marocaine Glitter DJ prendront les commandes du créneau techno un an après la prestation lumineuse de la Palestinienne Sama Skywalker.

Mais aussi : Nova Materia (post-punk électronique / France-Chili), MadMadMad (disco-punk / France), La Fleur DJ (House / Suède), Dombrance (electro / Bordeaux). 

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