Maisha, le renouveau du spiritual jazz

Le 02 octobre 2018 par
Maisha, le renouveau du spiritual jazz
Maisha / Photo Sonni Rossi

Le septet londonien du batteur Jake Long sort son premier album "There Is A Place" en novembre.

Au début de l'année le label Brownswood révélait dans sa compilation We Out Here quelques membres éminents de la nouvelle génération de l'underground jazz londonien. Shabaka Hutchings, Ezra Collective, Moses Boyd, Joe Armon-Jones, une longue liste de créateurs surdoués parmi laquelle on trouvait Maisha, un collectif mené par le batteur Jake Long. Le septet s'apprète à sortir son premier album There Is A Place, un pur bijou de spiritual jazz raffiné et extatique à l'image de ce titre de onze minutes, Osiris, qui nous propulse crescendo dans un tourbillon de jazz transcendental.

Fidèles à l'esprit novateur des grands précurseurs du spiritual jazz des années 60 comme Alice Coltrane, Don Cherry ou Pharoah Sanders, les membres de ce collectif à géométrie variable proposent une fusion contemporaine de free jazz, de rythmiques ouest-africaines hypnotiques et de groove afrobeat. Des titres parfaitement orchestrés où le temps s'étire, laissant place à la rêverie ou à la transe.

Les mélodies délicates et spatiales du claviériste Amané Suganami ou de la flûte de Nubya Garcia sont enrichies par le renfort de la harpiste Maria Zofia Osuchowska ou d'un ensemble de cordes. Les chorus puissants de la saxophoniste ou du guitariste Shirley Tetteh s'élèvent dans le maestrom rythmique de Jake Long, du bassiste Twm Dylan et des percussionnistes Tim Doyle et Yahael Camara-Onono. Comme une grande famille musicale, ces jeunes virtuoses s'invitent dans les projets respectifs de chacun, explorant dans une parfaite collusion les vastes territoires du jazz actuel. C'est ce qui fait l'extraordinaire richesse de cette nouvelle scène londonienne.

L'album There Is A Place sort le 9 novembre sur le label Brownswood

Commentaires