Le reggae jamaïcain au patrimoine culturel de l'Humanité de l'Unesco

Le 29 novembre 2018 par
Le reggae jamaïcain au patrimoine culturel de l'Humanité de l'Unesco
Bob Marley en 1977 / Graham Wiltshire/Redferns / Getty

L'Unesco a souligné "la contribution" de cette musique à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité"

Réuni jusqu'à samedi à Port-Louis, capitale de l'île Maurice, le comité de l'Unesco vient d'inscrire sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, le reggae jamaïcain. La musique rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) comme la musique et danse des communautés gouro de Côte d'Ivoire.

L'Unesco a souligné "la contribution" de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité, et sa dimension à la fois cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle". Indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l'empereur éthiopien Haïlé Sélassié, cette musique spirituelle de lutte est devenue la musique des opprimés dans le monde. Popularisé par Bob Marley, le reggae est né dans les quartiers pauvres de Kingston à la fin des années 60. Evolution du ska et du rocksteady, le early reggae utilise un tempo plus rapide comme sur ce "Do the Reggay" gravé en 1968 par Toots Hibbert (Toots and the Maytals) qui revendique l'origine du terme.

"Le reggae est exclusivement jamaïcain", a commenté Olivia Grange, la ministre de la Culture de cette île caribéenne, avant le vote. "C'est une musique que nous avons créée qui a pénétré partout dans le monde".

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