Le groove suave de Jonathan Jeremiah

Le 17 août 2018 par
Le groove suave de Jonathan Jeremiah
Jonathan Jeremiah / Glenn Dearing

Le songwriter londonien sort l'album "Good Day", une nouvelle pépite folk-soul aux arrangements sophistiqués.

Depuis ses débuts en 2011 avec l'album  A Solitary Man, le songwriter à la voix de baryton brulante ne cache pas ses influences nostalgiques dirigées vers les années 70 et les disques d'artistes comme Richie Havens, John Martyn, Bill Withers, Lee Hazlewood, Carole King ou Marlena Shaw. Pourtant Jonathan Jeremiah se défend de faire de la soul américaine et insiste sur le fait que ce sont Scott Walker et Serge Gainsbourg qui ont eu le plus grand impact sur lui. Après Gold Dust en 2012 et Oh Desire en 2015, le Londonien revient le 31 août avec Good Day une nouvelle pépite folk-soul aux arrangements dignes des plus belles productions des 70's.

Jonathan Jeremiah aime le travail collectif et sur ce quatrième album sa voix chaude et lascive est sublimée par des mélodies ensorcelantes aux orchestrations sophistiquées dues à Ben Trigg, le magicien du son de The Heritage Orchestra. Ici le groove de deux basses, une contrebasse et une basse jouée au médiator, croise les envolées mélancoliques d'une section de 19 cordes et cuivres ou des choeurs aux intonations gospel. Jonathan Jeremiah a par le passé invité des musiciens comme Questlove, le batteur de The Roots, ou le groupe de James Brown, cette fois il a invité dix de ses plus proches amis à chanter autour d'une table, comme pour célébrer ce "son des gens ensemble" qui rayonne sur tout l'album. 

Le temps est une sensation,  la musique est une sensation, quand des gens jouent ensemble, ce feeling est en jeu. Je ne peux pas voir de lien entre les rdinateurs et un feeling. Les ordinateurs ne respirent pas ; ils calculent. Et si vous enlevez cet écran, vous serez étonné de voir combien peu de choses sonnent aussi humaines que ce disque. Jonathan Jeremiah

Jonathan Jeremiah couv Good Days

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