La rumba et les sons du Monde à Rio Loco

Le 27 avril 2018 par
La rumba et les sons du Monde à Rio Loco
Bakolo Music International, groupe légéndaire de rumba congolaise / DR

Pour sa 23ème édition le festival toulousain nous invite, du 14 au 17 juin, à un grand mix musical planétaire avec un focus sur les rumbas du monde.

Rendez-vous incontournable pour tous les amoureux des musiques du monde, de la fusion des genres et des cultures, Rio Loco nous propose cette année un voyage musical global, à la découverte des musiques actuelles et métisses de nos continents. Le festival pluridisciplinaire et populaire se tiendra sur le plus beau site de la cité toulousaine, la Prairie des Filtres en bord de Garonne. Un port d'attache pour cette nouvelle danse universelle aux vibrations des musiques du Liban, de Cuba ou du Congo, en passant par la Turquie, la Guadeloupe, le Ghana le Brésil, la Guinée, l'Algérie, la Jamaïque...

Hervé Bordier et ses programmateurs nous proposent aussi cette année, une excursion aux pays de la Rumba et de ses nombreuses variantes et évolutions, qu'elle soit cubaine, congolaise ou catalane. L'occasion de découvrir toute la diversité de cette danse de la rue née dans les patios des solares (cours d’immeubles) et sur les docks de La Havane avant d'atteindre Brazzaville et Kinshasa ainsi que l’Espagne des Gitans.

Programme du jeudi 14 juin :

Le voyage commence en République Démocratique du Congo, berceau de la rumba en Afrique, avec le mythique Bakolo Music International, la formation phare du genre, née quartiers pauvres de Kinshasa et dirigée par Nzoku Mo Ko Buele, dit "Bikunda" depuis la mort du grand Wendo Kolosoy. Après un pause à Cuba avec The Pedrito Martinez Group et son cocktail surpuissant de blues, rumba, flamenco et timba, direction la Jamaïque avec la légende du reggae et du dancehall Johnny Osbourne accompagné  par le bassiste Llyod Parks et sa formation de Kingston née en 1978 We The People Band. Juste le temps d'une pause avant le show attendu du guitariste et chanteur guinéen Moh! Kouyaté et de son blues-rock mandingue métissé de swing avant la fièvre rythmique du techno marching band allemand Meute. Retour au Congo pour clore ce premier road trip avec Baloji et sa fusion extatique de rumba congolaise, hip-hop cathartique, beat electro et groove festif.

Programme du vendredi 15 juin :

Cette deuxième soirée de fête débutera avec le groove explosif du sextet éthio-jazz Arat Kilo accompagné ici par la chanteuse malienne Mamani Keita et le rappeur de Boston Mike Ladd. Direction la scène village et le liban ensuite avec la transe poétique du pianiste inclassable Bachar Mar-Khalifé qui sortira The Water Wheel, un hommage à la musique nubienne et qui vient d'enregistrer une Session Unik en duo avec le chanteur Christophe.

La soirée continue sur la scène Pont-Neuf avec l'afro-funk et l'afrobeat d'Ebo Taylor, légende du highlife ghanéen qui à 82 ans n'a rien perdu de sa splendeur et vient de sortir l'album Yen Ara. La danse frénétique se poursuivra avec le power trio Delgres et son blues créole furieux avant une nouvelle halte au Congo et la transe electro-acoustique clubesque du combo kinois KOKOKO!. Pas le temps de traîner, il faudra filer à la scène village si vous voulez assister au concert du septet turco-hollandais Altin Gün, révélation des dernières Trans Musicales avec sa fusion jubilatoire de rock psychédélique anatolien des années 70 et de groove incandescent.

Programme du samedi 16 juin :

Troisième voyage dans les vibrations du monde avec le quintet batave The Mauskovic Dance Band et ses explorations pyschées mêlant joyeusement afrobeat, cumbia colombienne, no-wave new-yorkaise et envolées disco. Vient ensuite le raï hybride de Sofiane Saidi & Mazalda, ou la rencontre dingue du raï et de l'électro qui s’aventurent délicieusement entre groove psychédélique, pop rock évocateur, mbalax sénégalais ou transe gnaouie. Retour à Cuba avec le collectif transgénérationnel de Juan de Marcos Gonzalez, The Afro Cuban All Stars, puis à Haïti avec la chanteuse Mélissa Laveaux et son folk-blues caribéen militant teinté de rock vaudou. Sur la scène pont-neuf, la Marseillaise Keny Arkana et son crew nous promettent un de ses show surpuissants de hip hop militant tandis que le trio de São Paulo, Metá Metá, fera rugir sa fusion libertaire de jazz punk, mélodies post-rock, chants incantatoires et rythmiques afro-brésiliennes.

Programme du dimanche 17 juin :

Pour cette ultime étape de ce grand mix musical planétaire, la fête débutera à 14h avec l’Orchestre Les Mangelepa, groupe pionnier, fondé il y a 41 ans par des congolais exilés au Kenya, et gardien de la rumba congolaise des années 70. Le tromboniste Fidel Fourneyron a laissé l’Orchestre National de Jazz le temps de ce projet collectif autour du jazz et de la rumba cubaine, ¿Que Vola?, une transe de jazz improvisé sur les rythmiques afro-cubaines de trois percussionnistes hors-norme. Joan Ximénez, alias Petitet a décidé de présenter sa rumba sinfonica, tissée entre un orchestre symphonique et des professionnels de rumba qui improvisent. Les bords de Garonne onduleront une dernière fois avec le concert final de la diva malienne et reine du wassoulou, Oumou Sangaré, avec sa lutte indéfectible contre la misère et l'exploitation des femmes et son afro-électro ouverte sur le monde.

Tout au long du festival, la rumba sera aussi à l'honneur avec Le Pont des Rumbas et les Rumba Sound System avec les mix d'artistes de la scène Global Beats / Tropical Bass venant de Hollande, du Brésil, d’Ouganda, de Tanzanie : Umoja, DJ Kampire & Sounds of Sisso, Peter Power & A Macaca...  

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Rio Loco 2018 Affiche

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