Final électrique aux Trans Musicales de Rennes

Le 10 décembre 2017 par
Final électrique aux Trans Musicales de Rennes
Faty Sy Savanet de Tshegue, reine des Trans samedi soir | RF / Schnee

Le festival hivernal a fermé ses portes hier soir dans une ambiance survoltée, portée par l’énergie de Tshegue, Zeal & Ardor et de Confidence Man.

Et d’un seul coup, quelque chose a changé aux Trans Musicales. Après une première soirée un peu terne jeudi soir, puis un pique-nique psychédélique de haut vol le lendemain, l’ambiance est clairement montée d’un cran lors de la dernière soirée du festival rennais au Parc des expositions. Malgré une pluie battante et sans répit qui n’a laissé aucune chance aux quelques fahionistas égarées sur le site, un public chauffé à blanc combiné au punch des groupes engagés sur scène ce samedi soir ont enflammé pour de bon le bouquet final des Trans.

Et c’est avant tout l’afro-punk de Tshegue qui a mis le feu au festival hier soir. Programmée à 2h du matin, la sensation franco-congolaise était guettée comme le lait sur le feu à Rennes après des mois de teasing et un premier EP qui l’a révélée comme une promesse de l’année. Mission accomplie pour ce duo atypique qui a livré un concert sans temps mort, alternant des titres tribaux centrés sur les percussions, avec des compositions bien plus rock lors desquelles la chanteuse Faty Sy Savanet a pu faire gronder son timbre rauque et frappant.

Dynamic Blockbuster | RF / Schnee

Dynamic Blockbuster | RF / Schnee

Entre brass band de Nola, boucles de hip hop old school et funk à la Mandrill, Dynamic Blockbuster avait ouvert la voie à Tshegue en convoquant le groove devant une foule qui s’est prise au jeu du jeune quintet. Un tout premier show jubilatoire pour la section de cuivres (deux trombones, deux saxophones, une trompette), sans aucun doute remarquée par les nombreux professionnels présents.

Manuel Gagneux de Zeal & Ardor à Rennes en 2017 | RF / Chantepie

Manuel Gagneux de Zeal & Ardor | RF / Chantepie

Si les guitares n’étaient pas majoritaires cette année aux Trans, elles étaient pour le moins intenses. Après l’onde de choc des Sud-africains Make-Overs et leur garage-punk décibelique plus tôt dans la soirée, ce sont les mystérieux Zeal & Ardor qui ont fait parler les cordes au Hall03 au tournant de la nuit. Sur scène, Manuel Gagneux et son groupe ont livré en live leur vision implacable d’un black-metal infusé au blues, une formule grand écart mais qui a immédiatement conquis un public compact et en manque de sauvagerie.

Sama Abdulhadi à la Green Room le 09 décembre | RF / Chantepie

Sama Abdulhadi à la Green Room le 09 décembre | RF / Chantepie

Alors que l’Américain Washed Out et son trio chill-wave ont raté le coche à Rennes avec une configuration live sans saveur et trop minimale pour tenir l'immense Hall09 (dommage !), la Green Room des Trans Musicales a bien fait le plein ce samedi, et jusque tard, tard dans la nuit. Avec un solide programme techno pour ce dernier soir, la fosse électronique du festival a d’abord vibré pour la lumineuse Sama Abdulhadi, figure de l’underground palestinien et qui a livré un set d’ouverture vivant, où sa sélection diverse et ses rythmes variés ont tranché avec les montées indus efficaces mais glaciales des suivantes Zamilska et Josey Rebelle.

Retour en images sur la soirée du samedi 10 décembre :

Trans Musicales 2017 : samedi 10 décembre

 

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