Exclu FIP : "Free Me" la soul cathartique de J.P. Bimeni & The Black Belts

Le 17 octobre 2018 par
Exclu FIP : "Free Me" la soul cathartique de J.P. Bimeni & The Black Belts
J.P. Bimeni / Tomoko Suwa Krull

Natif du Burundi et réfugié à Londres, le chanteur délivre la bande-son soul d'une vie de souffrance dans un premier album digne des grandes productions de la Motown.

Sa voix soul est profonde, de celle qui touche votre âme, pourtant J.P. Bimeni ne vient pas du sud des États-Unis comme Leon Bridges, mais bien du Burundi. Cette musique il ne l'a découverte qu'à 16 ans, au Pays de Galles où il s'était réfugié après avoir fuit cette guerre ethnique oubliée qui a engendré l'un des pires génocides en Afrique. Descendant de la famille royale du Burundi, J.P. Bimeni a survécu à trois tentatives d'assassinat, été bléssé par balle puis empoisonné avant de trouver le salut dans l'exil puis la musique. “La musique est une façon d’oublier” explique-t-il.

Installé à Londres, il participe à des jam sessions avec le groupe de Roots Manuva, fréquente la nouvelle scène soul britannique et est répéré en 2013 par les représentants du label espagnol Tucxone Records qui l'associent au groupe The Black Belts pour enregistrer ce premier album Free Me à Madrid.

Un riff de guitare au groove entêtant, des cuivres hurlants, un orgue gospel, des rythmiques implacables et cette voix incroyable, bouleversante, Free Me, le nouveau single de J.P. Bimeni & The Black Belts donne le ton de cet album. Entre ballades soul sensuelles et jams funk débridées, les orchestrations du directeur musical Eduardo Martinez et du songwriter Marc Ibarz nous embarquent directement dans les clubs des sixties où résonnait cette soul de l'âge d'or, aussi déchirante et spirituelle que dansante et pleine d'espoir.

Quand j’étais sur mon lit de mort, après qu’on m’a tiré dessus, un prêtre est venu pour me donner les derniers sacrements. Je l’ai regardé et je lui ai dit que je n’avais pas l’impression que j’étais sur le point de mourir, que j’allais vivre encore longtemps, aller à la rencontre du monde et me prouver à moi-même que la vie n’était pas que haine et assassinats. Il faut savoir mettre sa souffrance et ses problèmes de côté et laisser d’autres sentiments prendre le dessus. J.P. Bimeni

J.P. Bimeni couv Free Me

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