Des cimes andines aux clubs underground : Matanza

Le 13 février 2018 par
Des cimes andines aux clubs underground : Matanza
Matanza au Club Subterraneo - Santiago / Carol McKenzy Mcloud

A la découverte de ce groupe chilien qui sort un premier album éponyme et mêle à merveille les sonorités andines traditionnelles à l'electro-house.

Depuis plusieurs années, les musiques traditionnelles provenant des cimes de la Cordillère des Andes, amplifiées par le travail au synthétiseur et à la pulsation électronique, descendent aux pieds des capitales latino-américaines pour agiter les clubs underground et secouer les plus grands festivals du continent. A l’origine de ce mouvement qui défend une musique globale, on trouve des artistes précurseurs comme le franco-équatorien Nicola Cruz, l’argentin Chancha Via Circuito ou encore les péruviens de Dengue Dengue Dengue.

Les Chiliens de Matanza font partie de la tribu electro-andino, et fusionnent avec brio l’electro-house à leurs racines musicales ancestrales. Le trio formé depuis 2009 par Luis Galvez, Vicente Vasquez et Rodrigo Gallardo remplit les clubs de Santiago de Chile et s’est exportée à l'étranger avec une tournée européenne en 2016. De retour en terres chiliennes, Matanza a sorti en janvier dernier son premier album éponyme sur le label Nómade, entièrement disponible en écoute gratuite ci-dessus.

cover Matanza

La recette est extrêmement efficace: des beats implacables mixés aux charangos, chants et flûtes quechuas. Les musiciens ont improvisé la plupart des morceaux, comme à leur habitude sur scène où chaque représentation est conçue comme un moment unique. Les ondées tropicales qui émanent de Matanza, festives, dansantes ou bien plus downtempo, introspectives et planantes, assurent un voyage de première qualité au travers du cosmos sonore néo-andin. Sur l’album, on trouve des collaborations avec Nicola Cruz sur Heidi (qui rappelle beaucoup le Kerala de Bonobo), Wilder Muñoz et ses chants mantriques, le chanteur rock Fernando Milagros, la chanteuse quechua Maywa et enfin le rappeur et producteur équatorien Mateo Kingman. Une famille qui s'agrandit d'année en année et qui n'a pas fini de ravir nos oreilles.

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