Bryan Ferry revient au jazz avec "Bitter-Sweet"

Le 25 octobre 2018 par
Bryan Ferry revient au jazz avec "Bitter-Sweet"
Bryan Ferry à L'olympia en 2017 / David Wolff/Redferns/getty

Six ans après "The Jazz Age", le dandy de Roxy Music renoue avec son amour de la note bleue sur un album inspiré de son travail pour la série "Babylon Berlin".

Après un été de concerts, Bryan Ferry a retrouvé les studios pour graver son nouvel album solo Bitter-Sweet attendu le 30 novembre. Le chanteur rock a récemment collaboré avec Netflix pour la série Babylon Berlin, un polar se déroulant dans la capitale allemande à la fin des années 20. En composant la bande originale, le dandy a pu exprimer sa passion pour le jazz de l'entre-deux-guerres comme il l'avait déjà fait avec l'album instrumental The Jazz Age. Cette fois, Ferry chante, en anglais ou en allemand, accompagné par son Bryan Ferry Orchestra.

Pour cet album, qui explore plus en détail les influences jazz de Ferry, il revisite avec une élégance intemporelle le répertoire de Roxy Music avecWhile My Heart is Beating ou Dance Away. Il a réécrit également certains de ses titres solo, comme cette version somptueuse et mélancolique de Bitter-Sweet.

"J’ai commencé mon voyage musical en écoutant pas mal de jazz, principalement instrumental, et de périodes diverses et contrastées. J’aime la façon dont les grands solistes vont prendre un son et le secouer, aller à l’opposé, pour ensuite revenir gracieusement vers la mélodie, comme si de rien était." Bryan Ferry

C'est en écoutant la BBC que Bryan ferry découvre à 11 ans le jazz, surtout le jazz de La Nouvelle-Orléans avec Louis Armstrong. Il est fan de Billie Holiday et plus tard découvre le bebop et ses monstres sacrés Charlie Parker et consorts. En 1999 le songwriter anglais, se jette avec passion dans le jazz avec l'album As Time Goes By, une collection du répertoire florissant des années 30. Une vieille idée qui date de son premier album These foolish things (1977), déjà une chanson des années 30. En 2012 avec The Jazz Age, en référence au jazz de l'entre-deux-guerres, il offrait sa vision raffinée du jazz, mêlant effluves du défunt Cotton Club et hymnes des années folles.

Bryan Ferry couv Bitter-Sweet

Commentaires