Aux Trans Musicales, le flow ouvre la voie

Le 07 décembre 2018 par
Aux Trans Musicales, le flow ouvre la voie
Aloïse Sauvage à l'Aire Libre le 06 décembre | RF / Schnee

Disiz la Peste et Aloïse Sauvage ont monté le son lors de la première soirée grand-format du festival rennais.

Temps doux, mais vent et pluie à prévoir. Comme chaque année, le bulletin météo des Trans Musicales reste un indicateur surveillé comme le lait sur le feu par tout festivalier qui se respecte. A Rennes en ce début décembre, musique et thermomètre ne cessent de se jauger, de se croiser, et de se défier même si la chaleur du live n’aura pas à compenser, pour cette 40e édition, une menace de froid polaire. Ecrin principal des Trans Musicales, les vastes halls du Parc des expositions n’en restaient pas moins clairsemés pour la première soirée grand-format du festival, qui a tout de même misé avec un certain succès sur sa tête d’affiche Disiz la Peste pour amorcer les festivités.

Disiz le 06 décembre à Rennes | RF / Chantepie

Disiz le 06 décembre à Rennes | RF / Chantepie

Du haut de ses 40 ans (lui aussi), le rappeur d’Evry a presque fait le plein dans un Hall 08 taillé à sa mesure et qui accueillait pour la première fois cette figure attachante du hip hop français. A l'aise au micro voire presque trop relax, un Disiz mutant a brouillé les pistes et mixé les ambiances une heure durant avec son flow toujours adroit, conquérant comme ses lointains disciples Columbine l’an dernier un public juvénile qui connaissait nombre de ses compositions par coeur. 

A quelques kilomètres de là, c’est la jeune Aloïse Sauvage qui a conquis tous les suffrages sur la scène de la petite salle de l’Aire Libre. A 25 ans, la chanteuse a tenu ses promesses avec une création concoctée pour l’occasion, et qui puise dans ses talents multiples de comédienne, danseuse et circassienne. La scène, c’est bien le terrain de jeu d’Aloïse Sauvage qu’elle a parcourue et dominée jeudi soir avec une assurance spectaculaire. Mais son micro n’est pas non plus en reste, et entre rap et slam, sa voix toujours légèrement voilée a fait des ravages au point de la destiner à coup sûr à de bien plus grandes enceintes très prochainement.

Pendant que Disiz donnait de la voix, le petit Hall 03 s'est quant à lui transformé en club sudiste blues et soul, avec une première halte en Louisiane sous les rugissements de Robert Finley. Avec sa voix profonde, le bluesman de 64 ans a alterné incantations gospel, blues puissant et balades soul. Mais c'est surtout dans sa halte texane que cette soirée du jeudi a trouvé la félicité avec le sextet Black Pumas et son chanteur Eric Burton. L'attente était immense depuis ce premier single Black Moon Rising, sommet irrésistible de Southern Soul brulante et sensuelle. Un peu de Sam Cook, de Curtis Harding ou de Charles Bradley, le chanteur et ses complices nous ont offert un véritable moment de grâce, alternant groove incandescent, envolées psychédéliques et balades soul bouleversantes.

Retour en images sur la soirée du jeudi 06 décembre :

Trans Musicales 2018 : jeudi 06 décembre

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