Archive célèbre ses 25 ans et dévoile un nouveau clip

Le 13 février 2019 par

Le groupe londonien prépare également la sortie d’un coffret anniversaire pour le printemps.

Un quart de siècle après leur rencontre dans le sud de Londres, Danny Griffiths et Darius Keeler ont décidé de faire leurs comptes : oui, les deux fondateurs d’Archive sont toujours actifs 25 ans après leurs premières sorties, et ils entendent donc cette année planter le clou d'une carrière qui les a régulièrement érigés comme des figures d'un trip-hop aux frontières floues.

Car de fait, l’histoire d’Archive se confond en partie avec les fluctuations constantes de ce genre musical insaisissable, incarné notamment par les grands noms de Bristol (Massive Attack, Portishead) au début des années 90. Fusion typique de cette époque entre le rock, le rap et la musique électronique, le son d’Archive a évolué depuis sa pièce fondatrice Londinium, empruntant divers sentiers à travers la douzaine d’albums que compte le groupe à son actif, jusqu’à se consolider aujourd'hui autour d’un noyau de rock expérimental et synthétique. Titre phare de leur longue carrière publié en 2002, le floydien Again et ses presque 17 minutes progressives n’apparait ainsi aujourd’hui que comme l’une des nombreuses facettes du duo Griffiths / Keller, les deux claviers et seuls véritables piliers d’Archive.

Archive en octobre 2013 au Zenith (Paris) | David Wolff / Getty

Archive en octobre 2013 au Zenith (Paris) | David Wolff / Getty

Attendu pour le mois de mai, un luxueux coffret sobrement intitulé 25 vise donc à retracer la longue carrière du groupe avec près de 50 titres compilés sur 4 disques. Parmi ceux-là, huit compositions inédites dont ce Remains Of Nothing, premier extrait original mis en ligne par le groupe et où s’imprègne le rock stoner de leurs compatriotes Band of Skulls, invités pour l'occasion. Archive n’y renonce pas à la longueur (près de 8 minutes), ni au mélange des genres avec de longues plages synthétiques où la partie vocale brouille les pistes, allant du flow hip-hop jusqu’à des refrains chantés en quasi voix de fausset. A l’écran, les trois actes de ce nouveau titre se découvrent en revanche dans un clip qui emprunte au surréalisme, et où la confusion des corps, des couleurs et des formes se veut totale.
 

Commentaires